50 ANS DE CONGO INDEPENDANT EN BD


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“Congo 50″ par Asimba Bathy, Cara Bulaya, Jules Baïsole, Didier Kawende, Fati Kabuika, Djemba Djeis, Tetshim Tshamala, Jason Kibiswa;

 

Co-édition : Africalia-Roularta Books.

 

Pour “Congo 50″, huit bédéistes congolais se passent le relais et retracent l’histoire mouvementée de l’ancienne colonie belge, de 1960 à 2010. Le travail collectif mis en place par l’atelier “Kin Label” propose bien plus qu’un livre d’histoire: un véritable récit éducatif.

 

Le parcours du Congo est peu banal et on le connait finalement trop peu. Pour le musée de Tervuren, à l’origine du projet, la bande dessinée semblait être un moyen parfait pour y remédier. Une fois le contact pris avec le collectif kinois “Kin Label”, on propose que la BD prenne la forme de huit histoires en cascade chronologique. Africalia emboite le pas et soutient le projet. En huit mini-récits, on suit la vie des jumeaux Dipanda et Lipanda (indépendance en lingala), et parcourt cinquante ans d’histoire bercés par la souffrance et la joie d’un pays en constante réinvention.

 

Les deux enfants, un garçon et une fille nés le jour de la proclamation de l’indépendance de la République du Congo, grandissent au rythme de leur jeune pays. On les baptise le jour du discours de Patrice Lumumba, ils connaissent les révoltes, pillages et guerres sous toutes leurs formes.

Un projet ambitieux de la sorte est presque toujours à double tranchant. Si l’intention est plus que louable, une BD confiée à huit auteurs différents reste par essence inégale. C’est le cas avec “Congo 50″, mais la faiblesse dans l’unité peut très bien être vue comme une force: au travers des huit récits, les auteurs livrent chacun un peu du Congo qu’il y a en eux, et de manière très humaine. Et puis, c’est aussi l’occasion de découvrir la BD congolaise qu’on ne connait finalement que très peu.

 

L’album de bande dessinée Congo 50, réalisé par huit dessinateurs appartenant à l’association BD Kin Label de Kinshasa, raconte en 48 planches couleurs, la vie des jumeaux Dipanda et Lipanda (Indépendance en lingala) baptisés à Kinshasa le 30 juin 1960, le jour même de l’indépendance du Congo. Leurs existences forment le fil rouge d’un scénario qui traverse les 50 ans d’indépendance congolaise, offrant au lecteur l’occasion de découvrir certains personnages politiques, ainsi que les événements sociaux et culturels qui secoueront cet immense pays auquel la Belgique ne saurait rester indifférente.

 

Le caractère éducatif de la BD est nourri par une chronologie politique et culturelle, permettant aux jeunes de faire connaissance avec une histoire riche et complexe, qui nous concerne tous.

 

Cette édition est réalisée en collaboration avec les associations BD Kin Label, AfriBD et le Musée royal de l’Afrique centrale. Elle a été soutenue par la Coopération belge au développement.

 

LES 8 CHAPITRES :

 

Indépendance Cha-cha (1960-1966)

Scénario, dessin et couleur : Asimba Bathy

 

La longue marche (1966-1972)

Scénario : Asimba Bathy et Cara Bulaya ; dessin : Cara Bulaya ; couleur : Jason Kibiswa

 

Boum Yé ! (1972-1980)

Scénario et dessin : Jules Baïsole ; couleur : Jason Kibiswa

 

Kin-la-Belle (1980-1986)

Scénario et dessin : Didier Kawende ; couleur : Jason Kibiswa

 

Les affaires (1986-1992)

Scénario : Asimba Bathy ; dessin : Fati Kabuika ; couleur : Asimba Bathy

 

Dans les camps (1992-2000)

Scénario : Gédéon Mulamba et Djemba Djeis ; dessin : Djemba Djeis ; couleur : Asimba Bathy

 

Rendez-vous à Lubumbashi (2000-2006)

Scénario et dessin : Tshamala Tetshim ; couleur : Asimba Bathy

 

Bâtir l’avenir (2010)

Scénario, dessin et couleur : Jason Kibiswa

 

Dessin et maquette de couverture : Asimba Bathy

 

EXTRAIT DE LA PREFACE DE MIRKO POPOVITCH :

 

Curieux destin que celui des peuples congolais et belges. Unis pour le pire et le meilleur, dans le cadre d’un mariage arrangé à Berlin en 1885 par les puissances européennes, les belges et les congolais d’aujourd’hui, héritiers d’un divorce tumultueux, enfants gâtés ou délaissés de l’histoire sont, qu’ils le veuillent ou non, devenus des cousins de culture.

Celle qui a enrichi les imaginaires des hommes et des femmes de ces deux mondes que tout séparait. Tout, sauf ce don surnaturel qui anime ces deux peuples pour le surréalisme au quotidien, cette façon décontractée qu’ils ont de s’amuser de leurs propres défauts et bêtises. Et de donner des exemples de disputes et de réconciliations, de coups de gueules et d’embrassades à répétitions, sans parler des tables rondes trop courtes et des malentendus trop longs.

Et la bande dessinée dans tout cela ?

Au delà des souvenirs amers et des joies éphémères, y aurait-il eu un effet d’osmose, un phénomène magique qui a favorisé le croisement des enfants du paternaliste Hergé, de Jacobs le noko*, de ce drôle de Willy Vandersteen, de Jijé, Franquin et compagnie, aux talents conjugués des Thembo Kash, Barly Baruti, Asimba Bathy, Tetshim ou Jason Kibiswa,… ?

La ligne claire a tracé un trait discontinu entre les lecteurs d’ici et de là-bas, mais où est l’ici et pourquoi éditer une BD censée raconter ce qu’aujourd’hui beaucoup ignorent de l’histoire congolaise ?

Le temps passe, les nouvelles générations manquent de repères et d’outils de références ou ceux-ci sont trop austères. Qui, parmi les moins de 20 ans connait le passé colonialiste ou colonial de son pays et surtout les conséquences de cet héritage sur les 50 années d’Indépendance évoquées dans cet album ?

 

Ce parcours initiatique d’un demi-siècle d’histoire n’est pas un travail de représentation scientifique, il reste le fruit d’une mémoire collective congolaise, il est aussi le résultat d’une interprétation artistique de l’imaginaire populaire.

Nous souhaitons que cette évocation culturelle de l’histoire puisse renforcer le désir de mieux se connaitre et apporter sa pierre à l’édification du village global

 

 

Co-édition : Africalia-Roularta

La BD existe en deux langues (français et néerlandais)

Couverture cartonnée

Impression couleur

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