LA ONZIEME PLAIE


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Aurélien Molas

 

Dans un Paris survolté, où la violence éclate à chaque carrefour, des équipes de flics sans attaches, en proie à leurs propres démons, s’engagent avec l’énergie du désespoir dans une croisade sans merci. Un thriller crépusculaire et fulgurant, un jeune auteur français dont on n’a pas fini de parler : Aurélien Molas.

 

Ils sont tombés sur quelque chose qui les dépasse. Qu’ils n’auraient pas dû découvrir…

 

Une crise sociale sans précédent a plongé la France dans le chaos et le désespoir. Partout, les voitures brûlent, explosent, des bandes de casseurs vandalisent les rues. La police débordée traverse une grave crise de confiance.

 

Dans cette atmosphère survoltée, le commissaire Kolbe, à la tête d’une unité spéciale chargée de lutte contre la pédophilie, est sur la sellette. Ses enquêteurs viennent de découvrir un container de cassettes particulièrement atroces. L’affaire doit être élucidée au plus vite.

 

Dans le même temps, au métro Porte des Lilas, deux jeunes filles se jettent ensemble sous le métro. Mais s’agit-il vraiment d’un double suicide ?

 

A rebours d’une société cynique dont la seule règle est le profit et la consommation, les protagonistes du roman affrontent avec l’énergie du désespoir leurs propres démons. Un thriller sombre, foisonnant, complexe, extrêmement bien construit et intelligemment mené.

 

Un bon thriller doit être rythmé, avoir des personnages torturés et posséder une histoire dérangeante. Aurélien Molas a-t-il réussi à mettre tout ça dans son premier livre ?

 

Dès le premier chapitre, on sent que le rythme sera soutenu. Le style basé sur des phrases courtes ou nominatives ne laisse aucun doute. Les dialogues sont tout aussi percutants que les scènes d’actions sont crues. Un peu comme si on avait ôté les filtres ou les post-traitements sur un film. A chaque fois, il s’agit d’aller à l’essentiel, une voie rapide de l’œil au cerveau sans passer par l’interprétation.

 

Les personnages qui mènent l’enquête appartiennent à des services de police différents. Une cellule autonome, constituée de 2 vieux briscards et un jeune, qui s’occupe uniquement des enquêtes pédophiles. Kolbe, le chef, va être suspendu, Broissard va partir en cavale tandis que Léopold, le jeune narcoleptique, va rester pour mener l’enquête. Blandine, de la Brigade Criminelle, couche avec son partenaire et va enquêter sur un dossier alors qu’il est classé comme suicide. Zoe, OCLCTIC, se retrouve parachutée avec Léo dans les restes de la cellule. Autant dire que chacun d’eux possède son lot de problème personnel et professionnel qui va évoluer au rythme des découvertes.

 

L’enquête menée tambour battant autour d’un réseau pédophile devient rapidement difficile à supporter, surtout vu l’écriture très vivace. Heureusement le récit est découpé en courts chapitres (86 pour 400p) de manière à avoir une rotation des personnages tous les 2 ou 3 chapitres. L’ambiance ne devient pas rose pour autant, entre les découvertes de corps, la violence, les situations de stress. Par contre la crise sociale évoquée dans le synopsis n’a qu’un impact anecdotique sur le récit. Il s’agissait peut-être juste d’un choix marketing afin de ne pas noyer le livre parmi tous les autres thrillers policier.

 

La onzième plaie est un excellent thriller policier. Même s’il ne s’agit pas d’un thriller conspirationniste comme le laisse présager le synopsis, ce livre se dévore.

 

Éditeur:Albin Michel

Pages:412 p.

Dimensions:24.0 x 15.5 x 2.8 cm

ISBN:9782226195814

EAN13:9782226195814

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