SEXUS ECONOMICUS . LE GRAND TABOU DES AFFAIRES


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Yvonnick Denoël

 

Historien et spécialiste du renseignement, Yvonnick Denoël est notamment l’auteur de « Comment devient-on espion? » et de « Le Livre noir de la CIA ». L’auteur détaille les « dessous » méconnus des affaires internationales mêlant scoops contemporains et analyses du fonctionnement du business. Dans cette guerre économique mondiale, les multinationales sont la cible d’opérations impliquant les scandales sexuels afin de leur soutirer leurs secrets stratégiques ou déstabiliser la direction.

 

C’est le dernier tabou des affaires. Rares sont Les grands contrats qui se concluent sans d’agréables ” à-côtés ” pour les décideurs et Les intermédiaires. Et nombreux sont les grands patrons du CAC 40 dont la vitalité sexuelle n’a rien à envier à celle des politiques. Une tradition que l’intérêt supérieur des entreprises ou des Etats commande de passer sous silence. Mais c’est aussi un danger potentiel. Dans La guerre économique mondiale, on n’hésite plus à recueillir des secrets stratégiques ” sur l’oreiller ” ou à entraîner i les dirigeants dans des traquenards.

 

Pour la première fois, les dessous - plus ou moins chics - des affaires sont ici dévoilés : BTP, automobile, armement, pétrole, médias, finance, etc., font largement appel à la prostitution de Luxe. Ce document éclaire La dimension sexuelle de scandales marquants, comme La mort violente du financier Edouard Stem, l’éviction de Jean-Marie Messier de la direction de Vivendi, ou encore les secrets inavouables du prince Albert de Monaco, piégé par son ancien espion.

Il livre des scoops comme l’implication de Dick Cheney, ancien P-DG d’Halliburton, dans une affaire de call-girls ; les ” voyages d’études ” offerts à nos élus municipaux par un grand groupe de l’eau ; ou encore le rôle récent de belles espionnes chinoises dans La déstabilisation d’industriels français de l’armement. Mettant fin à plusieurs décennies d’hypocrisie, cet ouvrage jette une lumière crue sur la place et les dangers du sexe dans l’économie, en particulier chez des dirigeants sous pression, qui en ont fait Leur drogue.

 

Ouvrage édifiant qui traite du rapport que les hommes des milieux d’affaires entretiennent avec le sexe tarifé, les parties organisées comme d’autres parlent de troisième mi-temps, les chantages inhérents et les moyens de pression sur l’oreiller, Sexus Economicus, écrit par Yvonnick Denoël, éclaire aussi les raisons du fameux plafond de verre, cet invisible qui tient les femmes à distances des sphères de décision comme de pouvoir. Évidemment, il ne manquerait plus que les femmes (en dehors des prostituées) s’en mêlent (s’emmêlent ?) !

 

Yvonnick Denoël; spécialiste du renseignement, a déjà publié, chez Nouveau Monde éditions, le best-seller Le Livre noir de la CIA (2007), ainsi que Comment devient-on espion ? (2009).

 

EXTRAITS :

 

« S’intéresser au marché de l’eau, c’est ouvrir les poubelles de la République, tant le cas de corruptions d’élus et de fonctionnaires se sont multipliés dès la fondation de la Générale des eaux, il y a plus de cent cinquante ans, puis de la Lyonnaise. Développant de bonnes relations avec les hauts fonctionnaires, les élus et les politiques de tous bords, les majors de l’eau se sont diversifiées sur toutes les activités relevant des mairies : gestion des déchets, transports publics, énergie, auxquels est venu s’ajouter le BTP, lorsque Bouygues est entré sur le marché des deux groupes historiques en rachetant la société indépendante Saur, pour en faire  le troisième grand du secteur.

 

(…)

 

Offrir de beaux voyages aux élus que l’on courtise fait partie du travail ordinaire des commerciaux et des chargés de communication des géants de l’eau. (…) Les négociations s’étalant sur plusieurs années, les élus finissent par développer u rapport amical avec « leurs » commerciaux qui, de dîners en matchs de foot, apprennent à bien les connaître et se chargent de réaliser leurs rêves secrets. Les séminaires à l’étranger sont bien sûr l’occasion rêvée pour faire d’une pierre plusieurs « coups ».

 

(…)

 

“Cette fois-ci je m’y suis pris à l’avance. C’était un manoir très protégé, avec une grille, des gardiens et des chiens. Nous sommes reçus par une maîtresse de maison huppée, comme s’il s’agissait d’une soirée privée tout ce qu’il y a de plus normal. Sauf que les salons sont peuplés des plus belles filles de la planète ! Mes « clients » se répandant dans les salons… et assez vite montent avec la fille de leur choix.(…)”

 

Enfin, les lois Sapin( 1993) et Barnier (1995) ont mis un terme à la pratique des droits d’entrée. Dès lors, selon notre source, il est logique que les « voyages d’études » soient devenus moins courants. Dorénavant, les majors de l’eau sont sur la défensive. Occupées à se diversifier dans l’énergie ou la propreté, elles ne cessent pas pour autant de cultiver les bonnes relations avec les élus, dont continuent de dépendre leurs marchés. Mais on est désormais prié de rester discret : fini les débordements collectifs. On laisse ça à des milieux vulgaires, du genre de ceux qui n’hésitent pas à se réunir chaque année à Las Vegas, par exemple… »

 

« Vous savez, les hommes, même milliardaires, demeurent de petits monstres de vanité. Ils adorent être idolâtrés et se moquent éperdument de votre plaisir. Il n’y a qu’eux qui comptent. Il faut impérativement qu’ils se croient irrésistibles, extraordinaires et seuls au monde. (…)

 

À Paris, nous sommes une trentaine spécialisées dans ce créneau. Nous travaillons pour les grandes firmes du bâtiment, de l’agroalimentaire, de l’assurance, du pétrole, de l’armement. Plus rarement dans le milieu des banques et de la politique, ais très souvent pour les marchands d’armes et les géants du BTP.

 

(…)

 

Les édiles se complaisent dans ce rôle qui ménage le vice sous la vertu. Et justifient un train de vie dispendieux par la fonction. Appartements, costumes sur mesure, voyages, filles…

 

(…)

 

Fouiller dans la vie d’un homme pour le faire reculer sur un dossier où de trop gros intérêts sont en jeun n’a peut-être rien de reluisant, mais c’est hélas une pratique très banale. Il se trouve qu’elle apparaît rarement au grand jour dans la plupart des affaires. Comme la dissuasion nucléaire, ce genre de bombes un peu spéciales n’est pas destiné à exploser au grand jour…

 

(…)

 

Alors oui, certains businessmen, stars des médias et du sport, semblent bien obsédés par le sexe facile, perçu comme une sorte de rançon de la notoriété et de l’argent. À la différence des financiers, intermédiaires en affaires internationales et autres grandes sociétés, ils ne s’en cachent pas. Bien au contraire, certains affichent leur consommation de jolies filles comme un signe extérieur de réussite !

 

(…)

 

Ne soyons donc pas naïfs : le monde de l’intelligence économique est un Far West où chacun invente les règles, et les manipulations autour de la vie sexuelle des uns et des autres son trop tentantes pour être oubliées. Il faudra encore du temps pour que la profession se régule, et pour qu’on apprenne à trier les gens fréquentables des autres.

 

(…)

 

Mais il faut bien l’avouer, nous sortons de cette enquête convaincu que le nombre de nos élites économiques vivent dans une véritable obsession. Un tropisme sexuel nettement au-dessus de la moyenne, et qui a partie liée avec le pouvoir hors du commun qu’ils exercent. De ce point de vue, il y a une certaine continuité entre politiques et grands patrons.

 

L’accès au sexe facile est depuis toujours un privilège du pouvoir politique. L’émergence de grandes puissances économiques indépendantes des États, dans la seconde moitié du xxe siècle, a élargi ce privilège au secteur privé. Avantage en nature de la fonction ? Divertissement hors du commun pour ego surdimensionnés ? Besoin de réaffirmé au quotidien ses capacités de séduction ? Sans doute toutes ces explications sont-elles valables mais elles ne suffisent pas à expliquer la frénésie sexuelle qui agite certains en coulisse. La soif de pouvoir semble indissociable de l’hyperactivité sexuelle. (…)

 

Cette vulnérabilité - parfois majeure - chez certains de nos grands patrons, témoigne peut-être aussi d’une paradoxale fragilité : la peur de déchoir. (…) “C’est simple : s’ils perdent ce pouvoir-là - contrairement à une femme qui retombe sur ses responsabilités familiales, ses obligations et reprend l’équilibre -, ils ne sont plus rien.” »

 

 

Nouveau Monde Editions

Pages:303 p.

Dimensions:22.5 x 14.0 x 2.3 cm

ISBN:9782847364859

EAN13:9782847364859

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