A LA CITE INTERDITE . JEAN-JACQUES ROUSSEAU A GENEVE


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François Jacob

 

Si Rousseau a entretenu, de son vivant, des relations difficiles avec sa ville natale (fuite de Genève à l’âge de seize ans, condamnation d’Emile par le Petit Conseil en 1762, etc.), il suscite encore, dans les deux cents ans qui suivent sa disparition en 1778. nombre d’interrogations et dérange, sur le plan symbolique.

 

L’inauguration de la statue de Pradier, dévoilée en février 1835 dans l’île des Barques, est sans doute un des moments clés de tous les débats organisés pour ou contre, et en tout cas autour du citoyen de Genève : faut-il vraiment aimer Rousseau ? Est-il réellement une des ligures de proue de la cité de Calvin ? Quels services finalement a-t-il rendus à sa patrie ?

On devine, derrière le sursaut moral ou les questionnements religieux, un enjeu avant tout politique. Le problème est que Rousseau, tour à tour prisé des libéraux, des radicaux, puis des socialistes, échappe à tout dogmatisme. Le caractère fondamental des enseignements du Contrat social ou des Lettres écrites de la Montagne apparaît à tous : mais nul ne peut en revendiquer l’héritage.

C’est de cette histoire des relations de Rousseau à sa ville natale qu’il est question ici. Une histoire qui commence en 1835, avec l’apparition d’un Rousseau de bronze et qui s’achève - niais une fin, somme toute provisoire - à l’aube des années 2000.

 

Table des matières

L’homme de bronze

Cent ans après

Rue Verdaine

Louis Dumur : un Genevois à Paris

Une Société pour Rousseau

1912 : Fête de famille

Rousseau à Saint-Gervais : un mauvais placement

Les Chemins de l’exil

Parades

 

LA CRITIQUE DU TEMPS (GENEVE) :

Mardi 28 avril 2009 /Quand Jean-Jacques Rousseau hante les Genevois

« Entre rejet et enthousiasme, Genève n’a cessé d’entretenir un rapport malaisé avec l’auteur du Contrat social (…) Un revenant qui ne cesse d’empoisonner, bien malgré lui, les célébrations successives que le peuple genevois et ses autorités, depuis bientôt deux siècles, ne cessent d’organiser en son honneur. Comme si Jean-Jacques Rousseau, «citoyen de Genève» ne cessait de mettre mal à l’aise la petite république, par ailleurs si fière de lui et si désireuse de réparer la condamnation de l’Emile et du Contrat social, liée au bannissement de fait du philosophe, en 1762. Tel est le thème de l’étude que François Jacob, directeur de l’Institut et Musée Voltaire consacre, dans La Cité interdite, au rapport étrange et parfois tumultueux entre la ville de Calvin et le grand homme, de la Restauration aux approches de l’an 2000. Laissant apparaître en filigrane cette alternance, typiquement genevoise, entre large ouverture au monde et repli identitaire. »

 

Editions Slatkine

Pages:202 p.

Dimensions:23.5 x 16.0 x 1.5 cm

ISBN:9782832103340

EAN13:9782832103340

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