TANT QU’IL Y AURA DES CHATS… DANS UNE FAMILLE


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Frédérique HEBRARD & Louis VELLE

aux éditions Plon

 

Tant qu’il y aura des chats…dans une famille, le roman à quatre mains de Frédérique Hébrard et Louis Velle est un hommage au chat, compagnon de l’écrivain, indépendant mais fidèle. A travers l’histoire des chats de la famille, ce livre est aussi, une biographie d’un couple qui partage plus de 60 ans de vie commune.

 

“Au commencement était le chat… Je suis toute petite, je vis à Nîmes avec Mémé qui se méfie des chats… Il y en a un, mystérieux, qui habite dans le grenier. Il est tout noir et me regarde d’un œil jaune du haut d’un fenestron. “Ne le touche pas !” a crié Mémé, et le chat a disparu, noir dans le noir. Il y a les chats du temple de Diane au bord de la Fontaine de Nemausus. “Ne les touche pas !” Je comprends que ce sont des être sacrés, inaccessibles. Des dieux. Je rêve de poser la main sur leur fourrure de soie… Me le permettront-ils un jour ?”

 

“Au commencement était le chat” : ceci est aussi vrai pour Louis Velle que pour moi. C’est toute notre vie que nous avons passée sous l’égide des chats : moments gais, tendres, tragiques, violents… Nous nous sommes tricotés avec Pikini, Bonheur, Chantier, Tybert, Yéyé, Crumble, Pélardon et tous les autres. Aussi, avons-nous voulu raconter notre relation avec ces petits êtres mystérieux et revoir notre vie, celle de Louis, la mienne, celle de notre couple, celle de notre famille, enfants, petits-enfants, vies toujours accompagnées du chat.” Frédérique Hébrard (Source : info-culture.com)

Ce livre est un recueil de véritables souvenirs et anecdotes écrit à quatre mains - le couple - plus quelques pattes - les chats ! - : je le classe donc tout naturellement dans les essais & documents.

Ce n’est pas de la grande littérature mais c’est tellement plaisant à lire ! Le ton est donné dès le début du livre (extrait ci-dessus). À la fois léger et profond, comme les chats. Sincère et attachant, comme les chats. Ces deux-là devaient se rencontrer, avoir une belle famille et ce n’est pas les chats qui diront le contraire, avec le « fil d’or » qu’ils tendent autour des êtres qu’ils aiment et qu’ils veulent unis et réunis.

 

LES AUTEURS ET LEURS CHATS :

 

Frédérique Hébrard est née à Nîmes le 7 juin 1927. Elle est fille unique ; ses parents travaillent dans des musées. Elle étudie l’art dramatique puis épouse Louis Velle en septembre 1949. Elle est célèbre pour La demoiselle d’Avignon, Le mari de l’ambassadeur, Le château des oliviers…

Louis Velle est né le 29 mai 1926 à Paris. Il est acteur depuis une cinquantaine d’années (films, téléfilms, feuilletons, théâtre).

Le couple a trois enfants, Catherine, Nicolas et François.

Tous les deux ont en eux depuis l’enfance l’amour des chats : ils racontent pourquoi, comment.

Cet amour des chats va les rapprocher lorsqu’ils seront un jeune couple. Bonheur sera leur premier chat et vivra avec eux dans leur petit appartement parisien.

Puis viendront Tybert, Câline, Yéyé, Chantier, Jules, Tapenade, Pélardon, etc. qui peuplèrent avec les enfants et les petits-enfants du couple leur maison de Coin-Perdu. Pour chaque félin, une histoire, un caractère, une façon de se comporter, des anecdotes, drôles ou tristes.

Drôles comme Tybert qui sert la patte au facteur (page 57) ou Aldo le chat-chien d’un proche (page 153).

Tristes comme les chats qui disparaissent ou meurent… (préparez les mouchoirs !).

Frédérique Hébrard cite aussi des amis ou des écrivains « à chats » comme « Kessel, Sigaux, les Druon, Brassens… » ou leur ami Louis Nucéra (page 147 et suivantes).

 

REVUE DE PRESSE :

 

L’interview de Christine Pinchart

Sur RTBF (Bruxelles) - 12 juin 2010 :

Christine Pinchart a rencontré Louis Velle, écrivain, comédien et créateur de « La demoiselle d’Avignon », la romance la plus célèbre du paysage français.

Extraits : « J’ai le sentiment qu’ils ont tous lu Montaigne », dit Louis Velle.

Vous donnez le sentiment d’apprécier le chat, comme vous appréciez une belle personne ?

« C’est exactement ça, sauf que les moyens de communication, bien sûr, se passent sur un autre plan. C’est un monde nouveau qui s’ouvre,  je passe un temps considérable à les observer et je m’en suis trouvé bien, toujours.  Et quand je dis qu’ils ont tous lu Montaigne, je veux dire que leur destin habituel est celui de la sagesse. On a tous nos préoccupations, et la mienne fut longtemps, qu’a-t-on à apprendre du chat ? Et nous avons beaucoup à apprendre de ce compagnon.

Mais ça ne se limite pas au chat ; j’entretiens la même relation avec mes frères humains, c’est quelque chose digne d’intérêt, et que je place au-dessus de tout. Je suis un adepte de la vie quotidienne, de ce qu’elle apporte de petit et de grand. Je n’ai jamais connu papa maman, et j’ai toujours eu un objectif, celui de bâtir une famille. Nous avons eu trois enfants, des petits enfants, et nos chats font partie de la famille ».

Pourquoi à travers l’histoire, le chat est-il assimilé à l’écrivain ?

« Parce qu’ils ont en commun le recueillement.  Le chat a cette disposition et l’écrivain en a besoin pour écrire ; il apporte un supplément de recueillement à l’auteur.

Frédérique est contente d’avoir un chat qui l’accompagne quand elle écrit. Il est distant mais sécurisant ; ce sont des animaux en contact avec l’invisible et l’homme a perdu de vue l’invisible.  Certains le nient  parce qu’on ne le voit pas, et les chats n’ont pas besoin de voir, pour être en contact, ils n’ont pas besoin de preuve de l’existence des choses.  Ils recueillent des ondes que nous ne recueillons pas nous mêmes, et qui nous sont bénéfiques.  Ensuite il y a les agréments, ils sont gracieux, agréables à regarder, ils se déplacent majestueusement et sont plein de délicatesse ».

Vous évoquez aussi l’âge, c’est un élément qui vous trouble ?

« Oui je me suis aperçu que Pélardon, notre chat, et moi étions octogénaires.  Et que depuis la sortie du livre, il avait pris quelques années chat. Alors j’observe chez lui ce qui pourrait m’arriver ; une forme de renoncement devant certains obstacles et une économie de moyens. On souhaite tous les deux un accord avec la création ».

Ce livre est un hommage, et un hommage à Tybert qui a beaucoup compté ?

« Oui, je n’y ai pas pensé mais oui.  Il y en a toujours un qui laisse une marque plus importante ; un peu comme un grand homme.

Tybert était un grand chat, et s’il vivait encore, j’aurais aimé le retrouver, avec le chemin que j’ai fait dans l’observation des chats.  Retrouver Tyber et reparler avec lui ; c’est le grand chat de notre existence, on s’y réfère tous, nos enfants aussi. Je ne l’ai pas assez considéré, par manque de temps et de présence. Cette majesté de chat, cette sagesse. Et quand vous avez prononcé le mot hommage, je suis heureuse que vous ayez eu cette pensée, car en effet c’est un hommage que nous avons écrit Frédérique et moi ».

 

 

 

QUELQUES BELLES PHRASES

 

« Dans ce regard de chat il y a le sérieux, la tendresse, l’intelligence et la douceur. » (page 56).

 

« Les chats savent que celui qui écrit comme celui qui lit leur appartiennent. Les chats savent que le lecteur comme le conteur, également pris dans les mailles des mots, sont des captifs qui les rejoignent dans le même rêve. » (page 59).

 

« Pélardon est un chat d’écrivain. Un chat écrivain. » (page 133).

 

« Je lui raconte tout, à ce chat. » (page 171).

 

 

Genre : Mémoire et Témoignage

Thèmes : Actualité

Date de parution : 29 Avril 2010

Prix : 17,90 €

Nombre de pages : 204

Dimension : 140×225 mm

ISBN : 2-259-21135-6

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