SOIS UN HOMME, PAPA


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Janine Boissard

Aux Éditions Fayard.  

 

Un roman de Janine Boissard, c’est une bouffée d’oxygène dans notre monde de brutes ! Avec son nouveau héros, Jean-Rémi, elle met en scène un phénomène ultra-contemporain : la position souvent inconfortable du père de famille. Par amour pour Olivia, il a quitté sa Bretagne adorée et son métier d’horticulteur. Aujourd’hui, cette brillante avocate internationale le considère comme un raté, un minable, et demande le divorce.

 

Mais le pire, c’est le regard plein de tristesse, voire de dédain, que lui adressent leurs trois enfants. Pour Jean-Rémi, le moment est venu de se laisser couler… ou bien de reconquérir l’estime de soi qui lui vaudra l’estime des autres !

« Dans la vie, mon grand, il faut parfois savoir choisir. » Comment Jean-Rémi se relèvera-t-il de cette phrase meurtrière que son fils aîné lui jette à la figure ?

À force de concessions, a-t-il perdu l’estime des siens ? Comment la reconquérir ? Choisir, pour lui, ce sera dire « non ».

Non aux diktats de sa femme, ambitieuse avocate internationale. Non à un travail qu’il déteste. Non au mépris de Cédric et de Tom, ses garçons pour lesquels il ne fut jamais un modèle.

Cessant enfin de courir après une vie qui lui échappe, Jean-Rémi va renouer avec la passion de sa jeunesse pour l’horticulture et prendre le temps d’être lui-même. Ainsi regagnera-t-il le respect et l’amour des autres. Et, pour l’amour de ses enfants, Jean-Rémi est prêt à tout. Même à devenir un héros.

Dans la veine du roman familial qui a fait son succès et lui vaut un public fidèle, Janine Boissard convoque à nouveau les rires et les larmes pour répondre à cette question d’aujourd’hui : qu’est-ce qu’être père ?

 

REVUE DE PRESSE :

 

La critique de Véronique Beaudet

Sur CANOE.CA - 09-05-2010 :

« Six mois après la parution de Loup y es-tu (Robert Laffont), Janine Boissard revient avec un roman familial. Dans Sois un homme, papa, la romancière s’intéresse au rôle du père dans la société d’aujourd’hui. Des pères qui, comme Jean-Rémi, le personnage principal, peinent à trouver leur place au sein de leur famille.

L’histoire commence par un divorce. Olivia, une belle et brillante avocate internationale partie la moitié du temps à l’étranger, annonce à son mari Jean-Rémi que c’est terminé. Elle n’en peu plus de vivre avec un looser qui traîne en tee-shirt orange et qui passe ses temps libres les deux mains dans la terre à s’occuper de ses plantes.

En bonne avocate, elle a tout prévu. Jean-Rémi restera dans leur grand appartement parisien avec leurs trois enfants, Cédric, 17 ans, Tom, 12 ans et Coline, trois ans.

Vingt ans plus tôt, par amour pour Olivia, Jean-Rémi avait renoncé à sa vocation. Celle de devenir horticulteur, comme son père. Mais il a rencontré la belle Olivia, en vacances en Bretagne avec une copine. C’est le coup de foudre. Jean-Rémi décide alors de tout plaquer et de partir avec elle à Paris où elle est promise à un bel avenir d’avocate. Embauché par son beau-père, Jean-Rémi, le passionné d’horticulture, devient alors vendeur de voitures. Après, il y a eu les enfants et le désir de les voir grandir dans une famille unie. Mais ce n’était qu’un leurre.

En renonçant à ses rêves, Jean-Rémi s’est oublié. Il s’est perdu quelque part entre Vannes et Paris. Lui, si proche de la terre, de la mer et de sa chère Bretagne, lui qui aimait prendre le temps plutôt que de courir après comme Olivia, n’a pas su prendre sa vie en main.

Son fils Cédric ne lui a-t-il pas rappelé en lui balançant «Dans la vie, mon grand, il faut parfois savoir choisir, se bouger, merde!» Cette phrase assassine, qui renverse subitement les rôles père-fils avec ce «mon grand», suffira à lui faire prendre conscience de sa lâcheté. «Le cri de Cédric, sa férocité, avait achevé de détruire la misérable muraille de protection que Jean-Rémi avait, durant tant d’années, échafaudée entre lui et la vérité, le gâchis de sa vie, le désastre de son couple. Hissant les drapeaux blancs de la lâcheté et de la démission, sous le fallacieux prétexte de donner à ses enfants l’image d’un père et d’une mère unis sous un même toit.»

Pour Jean-Rémi, c’est maintenant ou jamais le moment de prouver à ses fils qui il est réellement en renouant avec sa passion, l’horticulture, et par le fait même avec ses racines. Mais surtout, il veut regagner leur respect, leur confiance et reprendre sa place de père (…)

Bien que ce roman ait parfois tendance à flirter gentiment avec les bons sentiments, Janine Boissard aborde avec réalisme plusieurs thèmes contemporains à travers sa galerie de personnages. Celui de notre rapport au temps, de la famille et de sa souffrance suite à une séparation, le thème du père évidemment, mais aussi, de sa relation avec ses enfants et le regard parfois dur et sévère que ceux-ci porte sur lui. Une fresque familiale bien de notre temps qui décrit bien la complexité et la force des liens familiaux. »

 

La critique de Anaïs Valente

Sur PAPERBLOG - 20 juin 2010 :

« Quand Janine Boissard sort un roman, je suis toujours à la fête, car je sais (dans le sens de savoir, au plus profond de mon neurone, de mon cœur et de mes tripes) que je vais aimer.

Et ce n’est pas encore aujourd’hui que je vous conterai « l’exception qui confirme la règle ».

Passque « Sois un homme, papa », j’ai aimé.  Adoré.  Comme d’hab quoi, rien de neuf sous le soleil (enfin sous la grisaille à l’heure où j’écris ces lignes).

J’ai aimé à Jean-Rémi, homme écrasé par sa vie de couple, dans laquelle il n’a plus sa place.

J’ai été émue par Cédric, son aîné, écorché vif, en pleine souffrance adolescente.

Je me suis attachée à Tom, celui du milieu, qui tente de maintenir un équilibre familial tellement précaire.

J’ai ri en découvrant la petite dernière, Coline, qui, plongée dans l’innocence de l’enfance, ignore tout de ce qui se trame.

Et puis tous les autres, en filigrane mais pourtant si importants : papy, mamy, Gwenaëlle, et tous ceux dont le prénom m’échappe (aucune mémoire des prénoms moi)… sans oublier la mère, l’épouse, rôle « secondaire » qui va tout faire basculer.  Secondaire car j’ai également zappé son prénom, primordial car noyau de l’histoire.

Et puis j’ai espéré, que l’amour, le grand, le vrai, pointe le bout de son nez pour mettre un peu d’ordre dans tout ça…  Non mais !

Une mini-saga familiale (car en un seul volume) émouvante (j’y suis bien sûr allée de ma petite larme).  L’histoire d’une famille comme les autres, de vies comme les autres, mais uniques pour ceux qui la vivent.  Des drames, de l’aventure, de l’amour, un peu de mer et de sable, des arbres aussi… voilà les autres personnages de ce petit dernier de Janine Boissard.

Ah, décidément, voilà plus de vingt ans que je l’aime, Janine, et ça continue encore et encore, c’est que le début d’accord d’accord…  Alors pour toutes ces heures de lecture, depuis ma prime adolescence, moi je dis, merci Janine. »

 

L’AUTEUR : JANINE BOISSARD

 

À l’âge de vingt ans, Janine Boissard est publiée par René Julliard. Elle devient peu après la première femme à être éditée dans la « Série Noire ». Elle poursuit depuis une carrière reconnue d’écrivain. La saga familiale L’esprit de famille lui a assuré un vrai succès populaire, ainsi que les adaptations de ses livres : Une femme en blanc avec Sandrine Bonnaire, ou Recherche grand-mère désespérément avec Guy Bedos et Line Renaud.

Décorée des palmes académiques pour son oeuvre auprès de la jeunesse, Janine Boissard vit de sa plume depuis plus de trente ans et a publié à ce jour une quarantaine de romans. Récemment, Janine Boissard a publié Malek aux éditions Fayard et Loup y es-tu ? aux éditions Robert Laffont.

 

Collection : Littérature Française

Prix public TTC : 19,90 €

Code ISBN / EAN : 9782213651651 / hachette : 3603222

Format (153 x 235)

Nombre de pages : 300

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