MOI, ABRAHAM


moi-abraham

de Eric Nataf

Editeur : Odile Jacob

 

« Mon nom est Abraham. Je suis venu au monde il y a très, très longtemps ». Ainsi commence l’ouvrage d’Eric Nataf, contant sur le mode autobiographique l’histoire du père du monothéisme et des trois grandes religions.

Qui est Abraham ? Un inconnu. Personnage central de la Bible, géant de la mythologie, héros de l’Histoire, il est à la fois immense et lointain. Le voici proche de nous : du fond des âges, il s’adresse à son innombrable progéniture, dans un langage foisonnant et intemporel.

 

Le temps, l’espace, les générations s’entremêlent. Il nous parle de ” cet Orient qui n’avait rien de moyen ” et dominait le monde civilisé, compris entre l’Euphrate et le Tigre. ” J’ai grandi, nous apprend-il, dans cet entre-deux, je suis parti de là, de Babylone “.

Replacé ainsi aux confins de ces empires dont l’effervescence n’a pas fini d’agiter le monde, Abraham raconte sa jeunesse et prend, sous la plume alerte et facétieuse d’Eric Nataf, une dimension nouvelle. Père de peuples frères qui s’entre-déchirent, il est, plus que jamais, un patriarche vivant et attentif. Il est une part - la meilleure ? - de nous-mêmes.

 

REVUE DE PRESSE :

 

La critique de François Forestier

Sur LE NOUVEL OBSERVATEUR :

« Abraham, le père des religions du Livre, a été noyé par l’Histoire, la glose, la mythologie. Le voici qui revient à la vie : Eric Nataf, radiologue de son état, lui prête sa plume. Abraham se raconte à la première personne et narre les quatorze premières années de sa vie. L’auteur nous livre une réflexion sur le monothéisme, la spiritualité et la mécanique de la religion. C’est passionnant, érudit, et galopant : on découvre Abraham faisant face à cet immense avenir que Dieu lui a réservé. Eric Nataf nous promet deux autres volumes. Vite, vite. »

 

La critique de ACTUALITTE.COM :

« Médecin, radiologue, échographiste chargé d’enseignement à l’hôpital Cochin, le docteur Nataf signe ici un quatrième roman pour le moins ambitieux. Et qui comporte un nombre de qualités incontestables. Entre vérités religieuses et vérités historiques la conciliation relève parfois de la gageure. L’auteur choisit l’intéressant parti de s’en tenir à l’histoire biblique telle que rapportée par la tradition mosaïque (écrite et orale). Un tel sujet est souvent l’occasion de divagations factuelles donnant lieu à des inventions redoutables de la part des écrivains.

Rien de tel ici : Eric Nataf s’en tient à l’histoire issue des textes jusque dans les moindres détails. Une généalogie fournie, précise et précieuse, partant du premier homme Adam jusqu’à Moise est même fournie à la fin de l’ouvrage, avant une généalogie des dieux mésopotamiens. Si l’auteur a choisi de restreindre l’intrigue de la conception du patriarche jusqu’à son départ de la demeure familiale après le saccage de la boutique paternelle, il n’omet point d’évoquer, au fil des pensées de son personnage les épisodes marquants du reste de sa vie.

De la genèse des réflexions monothéistes du patriarche, à sa confrontation avec Nimrod (plus connu du grand public sous le nom d’Hammourabi), sans oublier ses rencontres avec Noé, encore vivant lors de son adolescence, et la présence récurrente de l’ange Gabriel, rien n’est oublié. Et une pointe d’humour vient souvent agrémenter le tout : « le mécanisme fondamental de la pensée religieuse est le même que celui de la folie : une production de la pensée qui ne recourt pas à l’usage de la preuve. [...]. Mais j’ai distingué des dissemblances : les divagations du fou se distinguent d’abord par leur incohérence et ensuite par leur variabilité en fonction du temps. [...]. Impossible pour un tiers d’adhérer durablement à une problématique si variable » (…)

Un seul regret : que le point de vue de la narration, qui fait toute l’originalité de l’ouvrage, soit aussi sa plus grande faiblesse. La modernité du langage employé par l’auteur déstabilise parfois avec des approches anachroniques assez regrettables. « Les dieux grecs et romains, les gargouilles des cathédrales, et même les lointains Batman, Spiderman et autres comics ne seront-ils pas les lointains descendants de nos dieux orientaux ? » Pas vraiment des projections ni des fulgurances auxquelles on s’attend. »

 

BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR :

 

Eric Nataf est l’auteur d’Autobiographie d’un virus (2004), Le Mal par le mal (2006) et Régime mortel (2008), qui ont été d’immenses succès.

Médecin, radiologue, échographiste, il est chargé d’enseignement à l’hôpital Cochin.

 

Broché: 362 pages

Editeur : Odile Jacob (1 avril 2010)

Collection : LITTERATURE

Langue : Français

ISBN-10: 2738123473

ISBN-13: 978-2738123473

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