ELECTIONS LEGISLATIVES BELGES : POUR LES EDITORIALISTES FLAMANDS « UN DIMANCHE HISTORIQUE »


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Revue de presse

Tous les quotidiens flamands font état de la victoire de la N-VA en Une lundi matin. Extraits des éditos de la presse flamande du 14/06/2010 après le triomphe sans précédent des indépendantistes flamands et de leur leader Bart De Wever aux élections législatives belges du 13 juin  …

 

Quelques heures après l’issue du scrutin, les premiers éditoriaux de la presse flamande ont souligné le caractère historique du résultat en Flandre mais aussi la situation paradoxale de la N-VA, à présent obligée de réussir là où Yves Leterme et el CD&V ont échoué en matière institutionnelle.

 

Pour l’éditorialiste du “Morgen”, Yves Desmet, l’issue du scrutin est “historique” dans la mesure où jamais auparavant, on a assisté à un tel glissement de voix. Bart De Wever a construit un “nouveau large parti du centre”, faisant aussi en sorte que les trois partis “classiques” n’atteignent plus, ensemble, la moitié des voix, tandis que le nationalisme flamand est revenu dans le champ de la démocratie.

 

Pour l’éditorialiste du “Morgen”, Yves Desmet, l’issue du scrutin est “historique” dans la mesure où jamais auparavant, on a assisté à un tel glissement de voix. Bart De Wever a construit un “nouveau large parti du centre”, faisant aussi en sorte que les trois partis “classiques” n’atteignent plus, ensemble, la moitié des voix, tandis que le nationalisme flamand est revenu dans le champ de la démocratie.

Mais, a averti Yves Desmet, le résultat a également placé Bart De Wever devant une énorme responsabilité et un choix déchirant: soit rechercher une majorité des deux tiers en mesure de réaliser une grande réforme de l’état et la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde avec Elio Di Rupo comme premier ministre, soit adopter une stratégie de pourrissement et de blocage comme groupe politique le plus important et en tant que membre du gouvernement flamand.

 

L’événement est historique en ce que pour la première fois, un parti nationaliste est la première formation de Flandre, a souligné Pieter Blomme, du quotidien “De Tijd”.

Celui-ci a mis en évidence l’ironie du sort qui fait qu’en 2007, la N-VA avait fait campagne contre le président du PS Elio Di Rupo sous le slogan “ne te laisse pas nouer”, faisant allusion au noeud papillon du président du PS, et qu’à présent, le patron de la N-VA devrait se mettre à table avec celui-ci pour former un gouvernement, alors que leurs formations n’ont pas grand chose en commun.

Pour l’éditorialiste du journal économique et financier, Bart De Wever devra montrer ce qu’il fait de sa victoire écrasante. S’il échoue, il risque de finir dans de mauvais draps comme le vainqueur de 2007 et 2009: le CD&V Yves Leterme.

 

Dans “Het Laatste Nieuws”, Luc Van der Kelen écrit que l’histoire retiendra du 13 juin 2010 que ce fut une “journée noire et jaune”, durant laquelle les trois partis flamands traditionnels ont été dépassés par un parti nationalistes qui n’existait pas il y a dix ans.

L’éditorialiste s’est montré très dur avec Yves Leterme et sa stratégie de “cinq minutes de courage politique” (ndlr pour scinder l’arrondissement de BHV): “Marianne Thyssen a pris sur elle toute la merde du premier ministre durant la campagne et elle a été balayée.

 

L’électeur flamand n’a pas voulu entendre les histoires d’économies à réaliser, racontées par Alexander de Croo. Il a à peine écouté l’histoire sociale des socialistes, pour ne pas parler des anti-islamistes du Vlaams Belang”.

 

Pour Luc Van der Kelen, il s’agit par ailleurs d’un signal fort en direction du sud du pays. Encore une fois trois ans et De Wever and co ont la majorité absolue. “Tous les partis doivent bien comprendre qu’ils ont encore une chance: arrêter de dire non, arrêter de faire des exclusives, se mettre à table et parler entre grandes personnes”.

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