N’OUBLIEZ PAS ! FAITS ET GESTES DE LA PRESIDENCE SARKOZY


noublie-pas

par la rédaction de Mediapart, sous la direction de Edwy Plenel

Le décryptage au jour le jour d’une contre-révolution

publié aux éditions Don Quichotte.

 

Ce livre de 296 pages est le prolongement du travail éditorial de l’équipe de Mediapart : 33 longues analyses inédites - fouillant aussi bien la politique économique, sociale, judiciaire que les réseaux d’influence, les mensonges du président ou les ravages à droite (voir le sommaire complet en fin de ce billet) - y jouxtent une quinzaine de contributions de lecteurs publiées sur le site et offrant des opinions, des regards experts et des sensibilités diverses.

 

Le tout s’appuyant sur une chronologie de quelque 300 dates retraçant par le menu la période qui court du 6 mai 2007 au 6 novembre 2009 et qui a vu : un divorce et un mariage à l’Élysée ; des vacances sur le yacht de Vincent Bolloré ; l’injonction de lire la lettre de Guy Môquet dans toutes les classes ; le retrait du fichier Edvige ; la plus longue grève des universités et les plus grandes manifestations de salariés depuis des décennies, etc.

 

Il y a eu l’élection de Nicolas Sarkozy, puis l’entrée au gouvernement de personnalités de gauche ; l’instauration d’un bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires ; la fin de la publicité à la télévision publique et la nomination par l’Elysée des présidents de l’audiovisuel public ; une réforme de la Constitution ; une révolution de la justice ; la suppression de 30 000 postes dans l’éducation ; la création de nouvelles franchises médicales ; l’augmentation de 172 % de l’indemnité du président de la République ; l’idée de soumettre aux tests ADN certains candidats à l’immigration ; la réintégration de la France dans l’Otan ; une vraie-fausse rupture avec la Françafrique, le discours de Dakar, etc.

Il y a eu un divorce et un mariage à l’Elysée ; des vacances sur le yacht de Vincent Bolloré ; une justice qui s’est effacée pour permettre l’indemnisation de Bernard Tapie ; un ” casse toi pauv’ con ” et une Princesse de Clèves ; l’injonction de lire la lettre de Guy Môquet dans toutes les classes ; le retrait du fichier Edvige ; la plus longue grève des universités et les plus grandes manifestations de salariés depuis des décennies, etc.

La présidence de Nicolas Sarkozy pas qu’une avalanche de décisions, d’annonces désordonnées et de nominations de complaisance. Déjà, elle a remodelé en profondeur la société française et l’appareil d’Etat, fracturant le paysage social, hystérisant le débat public, organisant collusions et conflits d’intérêt entre grands groupes économiques et responsables politiques.

De la nuit du Fouquet’s au grand emprunt national, le livre recense les changements intervenus. Dans la manière d”exercer le pouvoir. Dans l’évaluation des politiques appliquées à certains secteurs, l’emploi, la laïcité, la justice, la constitution, l’environnement, la politique étrangère, la politique en matière d’immigration, la réponse à la crise financière…Plus d’une vingtaine de longs articles thématiques sont accompagnés d’une chronologie détaillée de quelque 300 dates. Pour ne pas oublier. Et pour réfléchir.

 

POURQUOI CE LIVRE ? UN EXTRAIT DE LA PREFACE Y REPOND :

 

« Tout a été dit de l’extraordinaire capacité de Nicolas Sarkozy à dicter l’ordre du jour du débat public, à maîtriser l’agenda médiatique, à imposer que le système d’information de ce pays tourne tout entier autour du nouveau soleil élyséen. Avec deux conséquences : la première est un activisme échevelé puisqu’un flot d’annonces ou de mesures doit sans cesse alimenter la machine à fabriquer des histoires ; la seconde est une personnalisation extrême, un “je” sans cesse affirmé et revendiqué puisque tous ces récits doivent converger vers l’acteur principal, le président. Pour rendre compte de cette politique, il fallait donc briser le charme, échapper à ces techniques d’enchantement, passer les filtres et les écrans pour s’immerger autrement dans cette présidence inédite de la Ve République, inédite car la plupart des codes traditionnels de représentation, de décision et d’action ont été transgressés. C’est le projet de ce livre, oublier l’instant qui efface l’autre, les stratégies de communication et les péripéties de la saga sarkozyste, pour en revenir, tout simplement, au réel. Car le réel frappe aujourd’hui à la porte de l’hyperprésidence. A mi-mandat, Nicolas Sarkozy est confronté à l’équation qu’ont eu à résoudre tous les présidents de la Ve République. Le projet initial, celui qui a porté la campagne électorale, s’épuise. Et le bilan émerge, par bribes, incomplet, discuté et forcément disputé puisque c’est à partir de ces éléments de bilan que se reconstruira l’entreprise sarkozyste. D’où l’urgence d’un inventaire et d’une autopsie des politiques menées durant les trente premiers mois de cette présidence. D’où l’urgence de ne pas oublier, alors que s’élaborent les stratégies de campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2012. »

 

REVUE DE PRESSE :

 

La critique des INROCKS par  Jean-Marie Durand :

« Les journalistes de Mediapart font ici un inventaire au vitriol. Le sarkozysme a remodelé l’appareil d’Etat et fracturé le paysage social en profondeur : mise au pas de la justice, mesures en faveur des plus riches, casse des services publics, expulsions, réformes des institutions au service de l’hyperprésidence, retour à l’Etat centralisé…

Entre l’inertie et la contre-révolution, le sarkozysme flotte comme un corps politique suffisamment malade pour qu’il périsse un jour. Deux éclairages qui dressent un même tombeau dont seules les couronnes mortuaires diffèrent. »

 

La critique d’EVENE par Elie Guedj :

« Edwy Plenel est en guerre. Et Médiapart est une arme moderne de déconstruction massive du sarkozysme. ‘N’oubliez pas !’ est un échantillon de l’artillerie décliné sous forme d’articles et d’enquêtes, de journalistes ou de contributeurs au journal d’information en ligne. A l’évidence, la rédaction n’aime pas le Président, du moins, sa politique, sa méthode, ses discours… Cependant, ce qui pourrait a priori s’assimiler à une obsession exprime, en réalité, deux attentions légitimes, à la fois distinctes et complémentaires : refuser catégoriquement censure, compromission ou complaisance pour revaloriser le travail, si désavoué, du journaliste ; imaginer le Web non plus comme un médium suppôt de la doxa et de la meute mais comme le lieu des possibles d’une résurrection de l’information libre, dense et citoyenne. La trentaine de papiers, couvrant plus de deux ans de présidence, semble donner raison à cet engagement. Le frileux houspillant la force de conviction pourra sourire de certaines radicalités, de quelques miettes partisanes, mais la qualité des analyses et des enquêtes, l’intelligence de l’argumentation plaideront rapidement en faveur des rédacteurs du journal. Et cette subjectivité pourra acquérir, par la médiation d’une critique exaltée et affirmative et d’un regard brillant posé sur une politique ou un système de valeurs, les vertus de l’engagement. L’objectif défendu par l’ancien rédacteur du Monde était d’objectiver l’idéal camusien du journalisme, traduit essentiellement par l’idée et l’indépendance. Le projet paraît plutôt bien parti. »

 

 

Broché: 303 pages

Editeur : Don Quichotte éditions

ISBN-10: 2359490079

ISBN-13: 978-2359490077

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