COMMUNIQUE : L’HOMMAGE DE FREDERIC MITTERRAND A ROBERT LAFFONT


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Alors qu’il n’était pas encore ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand avait publié son autobiographie, « la Mauvaise vie », aux éditions Robert Laffont. Voici le texte dans lequel il rend officiellement hommage à leur fondateur, mort ce 19 mai à l’âge de 93 ans

 

Robert Laffont vient de disparaître. Avec lui, c’est un géant de l’édition qui s’en est allé, un ardent défenseur de la diversité littéraire, qui nous laisse riches d’un héritage de plus de dix mille titres.

 

C’est à un esprit tel que le sien, ouvert, éclectique et visionnaire, que nous devons d’avoir découvert tant de nouveaux auteurs et conquis tant de nouveaux lecteurs. Sans lui, sans son don unique de débusquer les talents et de les mettre en lumière, les chefs-d’oeuvre de maîtres comme J.D. Salinger, Graham Greene, Dino Buzzati, Mikhaïl Boulgakov ou encore Alexandre Soljenitsyne, n’auraient pu de sitôt venir nourrir notre culture, notre imaginaire et notre vision du monde. Il a su nous révéler ces univers et nous les rendre familiers.

 

Avec la publication de romans de Bernard Clavel, Gilbert Cesbron et Henri Charrière notamment, il aura également contribué à la renaissance, en France, des livres populaires à grand succès, et montré que la valeur d’un ouvrage tient aussi au plaisir de lecture qu’ilest capable de procurer à chacun. C’est pour tous les lecteurs, quels que soient leurs horizons, qu’il a créé des collections comme « Bouquins » ou « Pavillons », aussi prestigieuses que populaires.

 

Pour chacun d’entre nous, le nom de Robert Laffont demeurera l’emblème par excellence de l’éditeur qui aura su concilier l’exigence, la qualité, et le succès auprès de tous les publics.

 

Paris, le 20 mai 2010

F. M

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