VOGELTEKENS / AUGURES


volgeltekens-augures

de Stefaan Van den Bremt

 

A l’origine il y avait trente peintures de petit format, signées Solange Abbiati et représentant chacune un oiseau mi-réel mi-fantastique. Cela aurait pu suffire. L’oiseau hante notre imaginaire depuis que nous existons en tant qu’êtres humains. A quoi bon y associer des paroles ? N’était-ce que parfois les images veulent être dites. Mais comment dire ce qui ” va de soi “, ce qui prend son envol de ses propres ailes ? Il y a des cas où il faut réinventer le langage, afin de lui permettre d’exprimer ce que l’on ” entend ” en images.

 

Non seulement le langage, la langue aussi se réinvente dans cette édition bilingue, où le poète traduit en français ses quatrains rappelant une lointaine tradition persane - celle d’Omar Khayyam -, bien qu’ils aient été écrits d’abord en néerlandais. Ce faisant, il transforme son lecteur en augure. Dans Vogeltekens / Augures, la poésie dans sa forme la plus concise noue un dialogue amoureux avec une peinture qui se souvient de l’icône byzantine tout aussi bien que de l’art de la miniature.

 

Solange Abbiati, née en 1949, s’est toujours exprimée à travers l’image. Après ses études supérieures d’arts plastiques à Bruxelles, elle est allée s’immerger durant un an dans le mode de vie et la culture des berbères du Moyen-Atlas pour découvrir un autre monde et y enseigner comme volontaire dans une école primaire. C’est là qu’elle a étudié la broderie traditionnelle de Fès et de Meknès, dont les motifs géométriques se retrouvent parfois dans ses propres dessins et lithographies.

Pendant vingt-huit ans elle a enseigné les arts plastiques dans une académie bruxelloise et n’a pas cessé d’exposer régulièrement ses pastels et ses peintures. Plusieurs éditions pour bibliophiles ont vu le jour en collaboration avec Stefaan van den Breml 7,wermcel (” Cellule migratrice “) qui fut exposé au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles fin 1986, et en 1999 Aquitaans getijdenboekje (” Livre d’heures aquitaines “).

L’oeuvre de Solange Abbiati se situe entre l’expressionnisme abstrait et une figuration onirique qui privilégie le paysage mental et les animaux semi-imaginaires. Stefaan van den Bremt, né en 1941, est poète et essayiste belge de langue néerlandaise. Jusqu’à ce jour, il a fait paraître une vingtaine de titres en poésie, qui furent édités en Belgique et aux Pays-Bas. Le premier lui valut d’emblée, en 1968, le prix du meilleur début littéraire en Flandre.

Le poète se double d’un traducteur qui s’approprie non seulement d’illustres ancêtres comme Émile Verhaeren et Maurice Maeterlinck, mais qui réinterprète aussi dans sa propre langue les grandes voix lyriques d’Amérique latine : Octavio Paz, Jaime Sabines, Ramôn Lépez Velarde, Pablo Neruda, Juan Manuel Roca et Juan Gelman, entre beaucoup d’autres. En 1988, cette oeuvre de traduction lut couronnée par le prix Koopal de l’état belge. Le Mexique a distingué ce poète flamand en lui décernant, en 2007, le premier Prix International de Poésie dans la capitale de l’état de Zacatecas.

 

Editeur : La Part des Anges

Langue : Français

ISBN-10: 2912882281

ISBN-13: 978-2912882288

Les commentaires sont fermés.

Your server is running PHP version 4.4.9 but WordPress 4.0 requires at least 5.2.4.