DIANA ET GISCARD ? LES AMOURS ROMANESQUES DE LA PRINCESSE ET DU PRESIDENT …


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LE FIGARO ressemble dans cette affaire au chien qui court après sa queue. C’est en effet le quotidien parisien qui a lancé la polémique Diana/Giscard, ce 21/09/2009, en publiant les « bonnes feuilles » du roman de Giscard et de longs commentaires sur l’affaire :

« EXCLUSIF - Nous avons lu le prochain roman de Valéry Giscard d’Estaing (Éditions de Fallois-XO). Fiction ou réalité ? Seul l’ancien président de la République a la clé de cette troublante histoire.

A quoi les anciens présidents de la République occupent-ils leurs loisirs ? On sait que le général de Gaulle conversait avec la France, se pénétrant de l’insignifiance des choses, en regardant les étoiles. Valéry Giscard d’Estaing raconte des histoires d’amour. Il montre par là qu’il poursuit l’œuvre de modernisation de la fonction présidentielle commencée en 1974. En 1994, il publiait un roman assez anodin, Le Passage. Son prochain ouvrage  devrait faire plus de bruit. Il s’intitule La Princesse et le Président, titre qui dit assez bien le sujet du livre : l’auteur, membre de l’Académie française, met en scène un président de la République au milieu des années 1980 et une princesse britannique fort jolie, très médiatique et malheureuse en ménage.

(…) Dans le roman de Giscard, le président se nomme aussi Henri, Jacques-Henri Lambertye plus précisément, et l’objet de ses pensées, non pas Diane, c’eût été par trop évident, mais Patricia, prénom qui pour n’être pas princier n’en est pas moins pourvu d’une certaine grâce. Patricia est princesse de Cardiff, «ville située dans le pays de Galles», tient à préciser l’auteur. Leur passion, comme celle des héros de Madame de La Fayette, est également violente ».

Le livre s’ouvre sur une épigraphe intrigante : «Promesse tenue», « qui semble signifier que Valéry Giscard d’Estaing s’acquitte là d’une dette, par-delà le temps et peut-être par-delà la mort. Mais envers qui ? »

À la fin du roman, il écrit : «”Vous m’avez demandé l’autorisation d’écrire votre récit”, me dit-elle. “Je vous la donne ! Mais faites-moi une promesse…”» Il est possible qu’il y ait là une clé.

« Henri et Patricia - au fil des pages, le formalisme protocolaire laisse place à une tendre familiarité - vont s’aimer dans les nombreux palais nationaux ou royaux que tous les régimes offrent à leurs dirigeants. Leurs nids s’appellent Kensington ou Soucy (qui abrita d’autres amours présidentielles et surtout leur fruit, prénommé Mazarine). Le château de Rambouillet, que l’auteur décrit avec force détails qui attestent qu’il a de bons souvenirs de l’endroit, occupe une place centrale dans le roman : on sait que lorsqu’il était en fonction, le président Giscard d’Estaing aimait y organiser de grandes chasses. On ne s’étonnera donc pas que la liaison d’Henri et Patricia se noue sur une métaphore cynégétique. «Le rituel de la chasse est toujours le même», écrit-il, avant d’en administrer la preuve ».

« Et si c’était vrai ?, s’interroge LE FIGARO. Cette formule empruntée à Marc Levy traverse le roman, lancinante, indiscrète, tant la relation de ce coup de foudre est précise. Le brio de l’auteur, son habileté dans les descriptions qu’il fait des lieux, des propos et des toilettes sont tels que le récit paraît toucher à la vérité. On y est. Jusqu’à ce qu’il choisisse de s’éloigner du vraisemblable pour plonger dans l’imaginaire. Il délaisse alors le genre du roman sentimental et s’essaie à la politique fiction (…)

Il faut admettre que Valéry Giscard d’Estaing écrit sans souci du qu’en dira-t-on littéraire, des convenances d’image politique, des précautions diplomatiques. Découvrant cette incroyable histoire contemporaine, on ne peut à aucun moment oublier celui qui la raconte (…) Reste une question : jusqu’où un roman peut-il aller dans le mélange entre imagination et réalité ? Quelle part la mémoire et le rêve peuvent-ils prendre à son élaboration ? Fiction totale, songe d’écrivain, histoire vraie ? Seul l’auteur a la clé de cette énigme qui est, elle, à la racine de toute littérature. »Cyrille Vanlerberghe, correspondant à Londres du FIGARO, à l’origine de la polémique avec la publication des « bonnes feuilles » du roman de Giscard, commentait ce 21/09/2009, les réactions britanniques : « Les spécialistes de la royauté ont réagi lundi avec la plus grande prudence à l’histoire romancée de la «princesse» et du «président», mais les plus grands journaux britanniques enquêtent.L’annonce de la possible histoire d’amour entre la princesse Diana et l’ancien président de la République française Valéry Giscard d’Estaing a provoqué la surprise totale des Britanniques. Malgré les dizaines de rumeurs qui continuent d’entourer la princesse de Galles et sa disparition tragique, personne n’avait jamais envisagé un rapprochement franco-anglais aussi étroit.

Malgré la barrière de la langue, notre édition de lundi n’a pas manqué de provoquer une certaine agitation au sein des rédactions des grands journaux et des télévisions. Refusant d’être cité sur le fond de l’histoire, l’un des correspondants royaux de la BBC était en revanche très intéressé par toutes les informations qu’il pouvait recueillir. Lundi matin, le Daily Mail fut le premier à réagir, en publiant un long article sur son site Internet. Un peu plus tard et aussi en ligne, le Sun, tabloïd avec le plus fort tirage du pays, qualifiait l’affaire de «sensationnelle !» Les journaux dits «de qualité» ont pour leur part demandé à leurs correspondants à Paris d’enquêter sur l’histoire. Moins célèbre en Angleterre que ses successeurs Chirac ou Sarkozy, Giscard d’Estaing est tout de même connu comme l’auteur du premier texte de la Constitution européenne, un document peu apprécié dans un pays toujours très eurosceptique. »

« À Londres, ajoute LE IGARO, les spécialistes de la royauté ont pris les révélations de La Princesse et le Président avec la plus grande prudence, et une bonne dose d’incrédulité ». «Cette relation me semble très improbable, estime Ingrid Seward, rédactrice en chef de Majesty Magazine, le seul mensuel de qualité dédié à la famille royale. Je n’ai jamais rien entendu de tel, alors que j’ai suivi Diana depuis très longtemps, avant son mariage avec Charles. Ça paraît complètement fou !»

Joint par téléphone, James Whitaker, correspondant royal au Daily Mail pendant des années et expert incontournable de la couronne pour les télévisions britanniques a éclaté de rire en apprenant le sujet du roman, avant de refuser tout commentaire.

Après quelques vérifications, Valentine Low, le spécialiste de la royauté au Times a pour sa part mis le doigt sur des problèmes de dates, faisant remarquer que Giscard d’Estaing a quitté l’Élysée quelques mois avant le mariage de Diana Spencer avec Charles. «Cela paraît complètement ridicule, il y a une telle différence d’âge, explique Valentine Low. En 1984, au moment où les premières difficultés apparaissent dans le mariage de Charles et Diana, Giscard d’Estaing a déjà 58 ans !» Diana n’a à l’époque que 23 ans.

Tous les spécialistes s’accordent pour dire que les premières infidélités dans le couple princier ne commencent au plus tôt qu’en 1984, et que de toute façon, les amants connus de Diana étaient tous jeunes, ou à peine plus âgés qu’elle. «Diana n’aimait que les jeunes» assène l’un de ses biographes, «et de toute façon, on ne voit pas ou ça aurait pu se faire. Jusqu’à la séparation en 1992, elle a été très discrète, et après, elle était traquée par les photographes.»

Moins définitif mais tout aussi incrédule, le correspondant royal du Daily Telegraph explique en riant qu’«avec Diana, tout est possible !»

« Même douze ans après sa mort, conclut LE FIGARO, la princesse de Galles conserve toujours une place très particulière dans le cœur des Anglais. Depuis sa disparition, la famille royale ne passionne plus, et certains journaux comme le Daily Mirror, n’ont même plus de correspondants à Buckingham. Cette semaine, la publication de la biographie autorisée de la reine mère, écrite à partir de sa correspondance privée, a beaucoup déçu les médias britanniques. Sur plus d’un millier de pages, seules une petite trentaine sont consacrées au mariage malheureux de l’héritier de la couronne avec la jeune lady Spencer. Un mariage qui a pourtant provoqué la plus grave crise de la monarchie britannique depuis l’abdication du roi Edward VIII en 1936. Tous les journaux se sont interrogés sur les raisons qui ont poussé la princesse Margaret, sœur de la reine Elizabeth II, à détruire toutes les lettres de sa mère concernant Lady Di. Une correspondance qui détenait peut-être les clés pour comprendre les liens mystérieux entre un président français et une princesse anglaise. »

«  Quelle mouche a piqué VGE ? », écrit de son côte, et toujours dans LE FIGARO, Stéphane Bern, le spécialiste des monarchies.

«La Princesse et le Président»,

Éditions de Fallois-XO. En librairie le 1er octobre

Sources : Le Figaro, Daily Mail, AFP, AP, EIPA

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