CONTES POPULAIRES D’ARABIE

Eric Navé et Abubaker A. Bagader
Editions IMAGO

contes-populaires-darabieRESUME

Ces contes populaires recueillis dans différentes régions d’Arabie saoudite sont réunis selon leur origine géographique : le Hedjaz, qui longe la mer Rouge et comprend les deux villes saintes des musulmans, La Mecque et Médine ; le Nadj désertique, où se dresse Riyad, mais toujours hanté par les djinns ; le Hasa, tourné vers le golfe Persique et inspirant des histoires d’artisans et de pêcheurs ; le Sud montagneux, terre austère de vieilles légendes, et qui touche le Yémen.

Différente selon chaque région, la thématique donne un aperçu de la richesse culturelle et de la diversité de ce pays des Mille et une nuits : importance de la religion, des traditions, de la magie et de la sorcellerie. Mais aussi quête de l’argent et de la réussite, rôle de la chance, remise en cause des autorités établies. Et de façon surprenante, une grande place est partout donnée à la femme, que l’on dit pourtant si souvent brimée : quel que soit son rôle - jeune fille séduisante, mère protectrice, vieille conseillère - elle est l’initiatrice, le cerveau de l’homme, en somme, ici comme ailleurs, la voie de la sagesse et du bonheur.

PRESENTATION

De l’humble marchand de fèves au cruel vizir, du généreux sultan au perfide boutiquier, de la Bédouine ensorcelée à la fille du cheikh déshonorée…, c’est tout le peuple d’Arabie qui s’anime ici avec ses craintes et ses désirs, ses souffrances et ses plaisirs.

Mais dans cette terre de vastes déserts et de montagnes, le quotidien est souvent troublé par d’inquiétantes présences : djinns et goules, ogresses et animaux qui parlent, éfrits et sorcières, surgissent du monde invisible et interviennent, secourables ou maléfiques, dans le destin de chacun. Et la femme, contrairement aux idées reçues, voilée ou non, n’y joue pas le moindre des rôles : audacieuse et énergique, protectrice et conseillère avisée, elle est souvent l’initiatrice par excellence car « derrière chaque homme accompli, dit le conteur, se trouve une femme ».

Issus de la tradition orale, ces contes populaires, tout à la fois cocasses et subtils, émaillés de dictons et d’expressions savoureuses, nous transportent dans des régions contrastées — le Hedjaz, le Najd, la Hassa, l’Asir… — et, du campement nomade au palais royal, nous plongent dans une atmosphère digne des Mille et Une Nuits.

AUTEURS

Ancien vice-ministre de la Culture en Arabie saoudite, Abubaker A Bagader est professeur de sociologie à l’Université du roi Abdulaziz, Jeddah (Arabie saoudite). Eric Navé est enseignant au Koweït à l’Institut Voltaire.

Parution : 21 novembre 2012
Nb. de pages : 320 p.
ISBN : 978-2849521984
Prix : 23 €

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BREVES DE PANTHEON - SARAH BERNHARDT ET GEORGE SAND

Maguy Gallet Villechange
Société Des Ecrivains

visuel-breves-de-pantheonPRESENTATION

« Chère Madame, Vous me voyez bien ennuyée avec ces idées farfelues – soi-disant “modernes” – qui veulent m’empêcher, désormais, de reposer en paix dans ma vallée noire, là où je suis toujours revenue déposer mes soucis, mes ennuis, mes déceptions, là où je me réfugiais pour travailler, m’évader de la ville, dans la paix des champs, près des gens simples et authentiques. Voilà, en quelques lignes, de quoi il s’agit : il est question de mon transfert à Paris et, bien que je n’aie plus mon mot à dire, j’aimerais, néanmoins, avoir votre avis sur la question. »

En se basant sur la question du transfert de la sépulture de George Sand au Panthéon, l’auteur imagine une correspondance entre cette dernière et une autre immense figure féminine du dix-neuvième siècle : Sarah Bernhardt. On suit avec bonheur l’évolution de leur relation épistolaire, où chacune livre, parfois avec émotion, souvent avec humour, ses états d’âme. Cette double biographie maquillée en correspondance fantomatique est des plus intéressante, extrêmement fidèle et parfaitement documentée. Un splendide hommage à deux artistes talentueuses, mais surtout à deux femmes pleines de vie.

MAGUY GALLET VILLECHANGEAUTEUR

Originaire de Montmorillon, Maguy Gallet Villechange a fait carrière dans l’éducation populaire et le théâtre. Son dernier ouvrage, Brèves de Panthéon, est un dialogue fictif entre l’écrivain George Sand et Sarah Bernhardt, autour du transfert de la sépulture de la première au Panthéon. « Je me suis beaucoup amusée à écrire ce livre et j’espère que les lecteurs s’amuseront aussi, explique l’auteure qui a imaginé les discussions des deux femmes : Elles parlent de leurs hommes, de leur enfance dans des institutions religieuses, de leurs rencontres avec Napoléon III, il y a de nombreux parallèles et aussi quelques engueulades ».

Parution : 10 juillet 2012
Nb. de pages : 156 p.
ISBN : 978-2748385984
Prix : 12 €

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LA THEORIE DU GRAND COMPLOT MONDIAL - MYTHE, REALITE, FANTASME, PARANOÏA

Jean-Luc Caradeau
Ed. Trajectoire (Piktos)

la-theorie-du-grand-complot-mondialEnfin une étude objective et documentée sur la théorie du grand complot !

PRESENTATION

Les complots de toutes sortes ont émaillé l’histoire de l’Humanité, avec les zones d’ombre qui les caractérisent. Mais à l’heure de la mondialisation où l’information circule à la vitesse de la lumière, le mythe du Grand Complot est plus que jamais d’actualité. Repose-t-il sur des bases réelles, des données validées, des faits irréfutables ou n’est-ce qu’un fantasme ? Oui et non. Ce remarquable essai présente l’intérêt, contrairement à tout ce qui a été écrit sur le sujet, de ne jamais tomber dans l’exagération ni le déni. Un ouvrage passionnant et très documenté, qui s’en tient aux faits, se gardant bien de nourrir les délires conspirationnistes les plus farfelus ou paranoïaques.

TABLE DES MATIERES

Partie I - Histoire de la genèse de la thèse complotiste
– Les complots mythiques
– Les complots tombés en désuétude ou oubliés
– Les bases philosophiques et historiques du grand complot mondial

Partie II - Les horreurs du NOM ou le projet luciférien
– L’optimisation de la population
– Fichage de la population mondiale et contrôle de l’opinion publique
– Diviser pour régner
– La destruction de toute autorité pouvant s’interposer entre le futur gouvernement mondial et l’individu
– Nouvelle économie, nouvelle politique
– Une religion mondiale
– La guerre économique
– La dissimulation des technologies des énergies libres et de bien d’autres au nom de la loi du profit

Partie III - La mafia du complot mondial
– L’organigramme du grand complot mondial
– Les organismes décisionnaires

Partie IV - Mythe ou réalité – réalités et mythes
– Un fantasme rassurant et satisfaisant
– Cohérences et incohérences de la théorie
– Les conspirationistes n’ont pas toujours tort

EXTRAIT

Introduction

Le complot ou les complots sont une réalité historique. Cependant avant d’entrer dans le vif du sujet, il nous faut nous pencher sur ce qui, dans la nature individuelle et collective de l’homme, rend  possible soit le complot, soit la croyance en l’existence d’un complot.

La délicate situation de M. Toulemonde

Le monde, ou plutôt la population mondiale est divisée en deux : les gens BIEN INFORMÉS – ceux qui ont percé le secret des dieux – et les NAÏFS (souvent baptisés les imbéciles heureux par ceux qui se croient bien informés) qui, ignorant tout, croient que les choses se passent normalement.

Par exemple si M. Toulemonde déclare que : « La Palestine tient son nom d’un empereur romain païen Hadrien qui, en 135, a rebaptisé la province de Judée « Syria Palestina », ce qui signifie Syrie des Philistins, et que, donc, sur le plan sémantique, on devrait appeler les Palestiniens Philistins. » Il est certainement bien informé, il connaît bien l’histoire de Rome, mais c’est forcément un AGENT DU SIONISME ET DU NOUVEL ORDRE MONDIAL. En revanche, s’il ne le sait pas, il est sinon mal informé du moins nul en histoire romaine et en histoire antique du Moyen-Orient.

Parmi les « bien informés », on doit distinguer les gens sérieux et les « allumés ». La distinction n’est pas évidente, car aussi sérieux soit-on, on est toujours l’allumé de quelqu’un, à moins qu’on ne soit, consciemment ou non, l’agent de propagande d’une quelconque cause, voire un agent de l’étranger ou, pourquoi pas, celui de quelque envahisseur extraterrestre.

Par exemple, si M. Toulemonde déclare que « les extraterrestres ont probablement visité la terre durant l’Antiquité, les textes sacrés incitent à le penser », il devient immédiatement un ALLUMÉ pour tous les VRAIS CROYANTS (à quelque secte monothéiste ou rationaliste athée qu’ils appartiennent) et un quelqu’un de SÉRIEUX pour beaucoup de mécréants et de marginaux – qui ne savent même pas qu’ils le sont. De toute façon, en tenant de tels propos, M. Toulemonde devient –  d’après la plupart des religieux  – UN AGENT CONSCIENT OU NON DU RATIONALISME ATHÉE.

Les deux clans irréductibles «  bien informés  » et «  naïfs  » comprennent deux sortes d’acteurs : les manipulateurs et les manipulés, en sachant, bien entendu, qu’un manipulé, convaincu des inanités qu’un (ou des) manipulateur(s) lui ont implantées dans la tête, devient un agent inconscient du manipulateur.

Si M. Toulemonde clame « une constitution démocratique permet aux peuples de décider de leur destin », c’est certainement un NAÏF, parce qu’une constitution, fût-elle démocratique, n’est en soi qu’un bout de papier. Ce qui permet aux peuples de décider de leur destin, c’est le fait qu’on l’applique, ce qui n’est pas toujours le cas !

Par contre, s’il affirme «  les peuples ont les régimes qu’ils méritent  » ou «  il faut qu’un pays soit dirigé par des élites  » ou encore « la démocratie n’est qu’une apparence qui permet aux puissants d’opprimer les peuples avec leur consentement », c’est certainement un MANIPULATEUR, à moins que ce ne soit simplement un cynique BIEN INFORMÉ ou un salarié d’une agence de notation.

S’il fait campagne pour un homme politique qui tient ce genre de discours, il est, du point de vue de la plupart de ceux qu’il considère comme des NAÏFS MANIPULÉS, un NAÏF MANIPULÉ.

En un mot, en ce monde et depuis fort longtemps, il est bien difficile de savoir qui manipule qui et par quel moyen… À la manipulation s’ajoute un phénomène des plus étranges : l’opinion.

AUTEUR

Jean-Luc Caradeau est l’un des auteurs les plus renommés dans le domaine de l’ésotérisme et des sciences occultes. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, il aborde presque tous les sujets en rapport avec le monde occulte et la vie spirituelle, de la radiesthésie aux anges en passant par le magnétisme, la magie, les moyens occultes de maintenir ou rétablir la santé, l’histoire, celle des sociétés initiatiques, de la Franc-Maçonnerie ou de l’ordre du Temple, car la pensée des hommes d’aujourd’hui prend sa source dans celle de ceux qui l’ont précédé. Il est également féru de symbolisme, dont la compréhension est essentielle pour ceux qui suivent les enseignements d’une société initiatique tout comme pour ceux qui désirent pratiquer la magie, l’alchimie ou les arts divinatoires.

Il a co-écrit également de nombreux autres ouvrages en collaboration avec Marie Delclos, spécialiste de l’astrologie, du tarot et de la voyance, mais aussi de tout ce qui constitue la Tradition initiatique depuis l’Egypte jusqu’aux templiers, en passant par l’ésotérisme chrétien.

Le site de Jean-Luc Caradeau : http://caradeau.chez-alice.fr

Parution : 17 octobre 2012
Nb. de pages : 224 p.
ISBN : 978-2841975846
Prix : 22 €

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L’ETAT-PROVIDENCE EN EUROPE. PERFORMANCE ET DUMPING SOCIAL

Mathieu LEFEBVRE et Pierre PESTIEAU
Editions Rue d’Ulm

letat-providence-en-europe1RESUME

Depuis des années, il est partout question de la crise de l’État-providence, des raisons de cette crise et des remèdes à y apporter. Malheureusement, dans ces discussions, on ne s’appuie que rarement sur de bonnes mesures de performance. Cet opuscule vise à présenter une évaluation de la performance des États-providence européens qui puisse éclairer le débat. Celui-ci permet de comparer la performance des pays de l’Europe des vingt-sept ; elle donne aussi la possibilité de tester l’hypothèse d’un éventuel dumping social ; enfin elle peut être utilisée pour mieux appréhender les raisons d’éventuels dysfonctionnements de l’État-providence en insistant sur ses objectifs premiers : la lutte contre la pauvreté et les inégalités, et la protection contre les risques majeurs de la vie.

PRESENTATION

Depuis trois décennies au moins, on parle et on écrit beaucoup à propos de la crise de l’État-providence. Certains s’en réjouissent, ceux-là même pour qui le meilleur État-providence devrait être réduit à sa portion congrue ; d’autres la déplorent, craignant la disparition de ce qui, pour eux, a fait la prospérité et la stabilité de nos sociétés. On assiste ainsi dans tous les pays européens à un vif débat sur la crise de l’État-providence, ses causes et les éventuels remèdes qu’elle appelle.

Malheureusement, ce débat se déroule le plus souvent sans s’appuyer sur de bonnes mesures de performance. L’objet de cet opuscule est précisément de présenter une évaluation de la performance des États-providence européens fondée sur la construction d’indicateurs synthétiques. Ces indicateurs mesurent le degré avec lequel chaque État-providence réalise cinq objectifs fondamentaux : la réduction des inégalités, la lutte contre la pauvreté, la réduction du chômage, la qualité de la santé et de l’éducation.

Plusieurs raisons ont présidé au développement de tels indicateurs.

D’abord, ils permettent de comparer la qualité des États-providence de façon objective. Que de fois n’entend-on pas dans tel ou tel pays de la vieille Europe justifier l’existence de structures paralysantes ou de droits acquis au nom d’une protection sociale plus performante qu’ailleurs.

Autre raison : permettre de tester la réalité du dumping social que d’aucuns brandissent le plus souvent pour pousser les gouvernements à réduire la voilure de leur protection sociale.

Enfin, ces indicateurs permettent de comparer la qualité de l’inclusion sociale dans les douze pays qui se sont ajoutés à l’Europe des quinze il y a quelques années et qui pour la plupart venaient du bloc soviétique.

Il ressort de notre analyse que les pays de la vieille Europe, et tout particulièrement l’Allemagne et la France, ont des États-providence qui sont performants, moins cependant que les pays nordiques.

TABLE DES MATIERES

1. Les données.
2. Dépenses sociales : concept, structure et évolution.
3. Les bons et les mauvais élèves de la classe UE15.
4. Dumping social ?
5. L’élargissement.
6. Faire mieux avec moins.
7. Le bien-être des personnes âgées dans l’Union européenne.

EXTRAIT

Introduction

Voici quelques brèves de comptoir que l’on pourrait entendre à Paris ou à Berlin dans un bistro populaire comme à la buvette du Parlement. Le style changerait mais pas le contenu : « Nous avons la meilleure protection sociale du monde. » « L’extension de quinze à vingt-sept pays de l’Union européenne a enlaidi notre paysage social. » « Avec l’ouverture des frontières, nos États-providence se doivent d’être moins généreux pour ne pas attirer toute la misère du monde. » « Une chasse au gaspi déterminée permettrait d’obtenir la même protection sociale avec la moitié des dépenses sociales. » Ces propos peuvent connaître de nombreuses variantes. Leurs correspondent d’ailleurs des affirmations qui en prennent le contre-pied : « Nous avons la pire protection sociale… » Il est clair que sur le sujet on entend tout et son contraire, ce qui témoigne d’absence d’étalon permettant de mesurer la qualité et la performance de la protection sociale.

L’ambition de cet opuscule est précisément de fournir une mesure de la performance des États-providence. Pour des questions de données, mais aussi parce que c’est là que nous vivons et que le débat est le plus vif, nous nous limiterons à l’Europe. Cette mesure devrait nous permettre de comparer les performances de différents pays et d’en étudier l’évolution dans le temps. Ces indicateurs de performance apportent une réponse à la question d’un éventuel dumping social et à celle de l’impact de l’extension de l’Union européenne à vingt-sept membres et bientôt davantage.

Mais d’abord qu’entendons-nous par État-providence ? (…)

Emission sur France-Culture du mercredi 12 décembre 2012

AUTEUR(S)

Mathieu Lefebvre est docteur en économie et chercheur à l’université de Liège. Il a effectué ses recherches postdoctorales à l’université de Lyon II, où il est membre du Groupe d’analyse et de théorie économique (GATE). Ses thèmes de recherches sont l’économie du travail, l’économie publique et l’économie du vieillissement.

Docteur en économie (Yale University), Pierre Pestieau a enseigné à Cornell University et à l’université de Liège, dont il est professeur émérite. Il est aussi membre du CORE (Centre for Operations Research and Econometrics de l’Université catholique de Louvain) et membre associé de l’École d’économie de Paris. Ses principaux sujets d’intérêt sont l’économie publique, l’économie de la population et la sécurité sociale. Il a notamment publié The Welfare State in the European Union (Oxford University Press, 2005).

Parution : 24 novembre 2012
Nb. de pages : 80 p.
ISBN : 978-2-7288-0484-9
Prix : 7,5 €

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L’INTEGRALE “FEAR AGENT” : VOLUME I

Rick Remender, Tony Moore, Jérôme Opena
AKILEOS

lintegral-fear-agentScience-fiction totale. Pour les amateurs du genre, c’est le must.
Nous avons le droit ici à Re-ignition / Ma guerre / Le dernier adieu.
Le volume II devrait sortir en 2013.

RESUME

Heath Huston n’est plus qu’un minable exterminateur d’extraterrestre au bout du rouleau. Mais lorsqu’il découvre par hasard une gigantesque conspiration visant à décimer toute l’espèce humaine, il se résout à poser la bouteille et à reprendre son rôle de pacificateur… Lui, le dernier des Fear Agent.

PRESENTATION

Dans l’arrière-cour des ambassades, des accords sont passés qui permettent aux puissants de le devenir encore plus en s’appuyant sur la masse des sans-grades qu’’ils manipulent. Et il y a ceux qui marchent sur la ligne de démarcation de ces deux mondes, essayant de ne pas sombrer du côté ténébreux. Tara Chace est de ceux-là. Membre d’’une section spéciale des services secrets, elle entre en scène en dernier recours pour faire le sale boulot…

Parution : 6 décembre 2012
Nb. de pages : 352 p.
ISBN : 978-2355741227
Prix : 29,50 €

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SNCF, HEROS ET SALAUDS PENDANT L’OCCUPATION

Jean-Pierre Richardot
Editions Le Cherche Midi Editeur

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La SNCF a collaboré étroitement avec les nazis. 150 000 personnes environ ont été déportées, dont 14 000 enfants juifs. Elle a agi de concert avec la police, la gendarmerie, l’administration préfectorale, toutes subordonnées à l’ennemi sur l’ordre de Vichy.

Le président de la SNCF, mis en place dès l’été 1940, a fondé et présidé un organisme qui a spolié et pillé pendant plusieurs mois des commerçants juifs. Le directeur général de la SNCF a traité ses agents résistants de « terroristes » et a incité les cheminots à se dénoncer mutuellement. Pourtant, ces deux dirigeants seront félicités pour leur « résistance », à la Libération, par le Conseil national de la Résistance !

Mais le peuple cheminot, lui, s’est placé au coeur de la Résistance française. Au péril de leur vie, dès 1940, les résistants du rail ont aidé les prisonniers évadés et les Alsaciens-Lorrains à « passer les lignes », puis ils ont secouru les Juifs, les communistes espagnols et tous les déportés. Les agents de la SNCF ont joué un rôle éminent à l’heure de la bataille ultime et donné un formidable coup de main à la libération de notre pays et à la victoire des Alliés. Mais pouvaient-ils tous, tel le héros révélé par ce livre, Léon Bronchart, refuser de conduire un train vers « la nuit et le brouillard », la Shoah, dont la plupart ignoraient l’existence ?

LU DANS LA PRESSE

La SNCF a joué un rôle considérable pendant l’occupation. Alors que ses dirigeants collaboraient avec les nazis, le peuple cheminot s’est vite retrouvé au coeur de la résistance… C’est ce que montre le journaliste Jean-Pierre Richardot dans son nouveau livre. Une enquête inédite sur le régime de Vichy et la libération.
(Philippe Vallet - France Info)

Ce livre retrace le rôle obscur des élites de la SNCF et met à jour l’héroïsme des cheminots. Un livre pertinent qui dénoue un sujet tabou, surprenant aussi car il a fallu attendre 60 ans pour connaitre enfin la vérité.
(David Assolen - www.ecolesjuives.fr)

AUTEUR

Jean-Pierre Richardot est l’auteur notamment de Une autre Suisse. Un Bastion contre l’Allemagne nazie (Le Félin, 2002) et 100 000 morts oubliés, mai-juin 1940 (le cherche midi, 2009).

Nb. de pages : 312 p.
Parution : 6 septembre 2012
ISBN-13: 978-2749120119
Prix : 19 €

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LES MARCHES DE L’ENERGIE - L’ENERGIE, A QUEL PRIX ?

FAVENNEC Jean-Pierre & DARMOIS Gilles
Editions TECHNIP

lesmarchesdelenergiePRESENTATION

Le début du XXIe siècle est marqué par une forte croissance des prix de l’énergie. Le prix du pétrole, à 10 $ par baril en 1999, est à 120 $ à la fin de 2012 (après avoir atteint 147 $ en 2008). Ceci reflète à la fois une augmentation de la demande et une augmentation des coûts. La perspective d’une demande soutenue, en particulier dans les pays émergents, entraîne une modification du marché mondial de l’énergie. Dans ce contexte, cette nouvelle édition fournit une présentation claire et didactique des mécanismes de fonctionnement du pétrole, du gaz et de l’électricité, avec leurs avantages et leurs limites.

A l’heure de la globalisation de l’économie, l’ouvrage analyse les conséquences du mouvement de dérèglementation des marchés sur les prix des différentes énergies, et tente de répondre à plusieurs grandes questions : pourquoi une telle volatilité des prix ? Qui prendra désormais le risque d’investir ? Les grands acteurs de l’énergie résultant du mouvement actuel de concentration seront-ils en position dominante ?

Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui veulent, par la connaissance des outils essentiels que sont les marchés de l’énergie, anticiper les mouvements de l’économie mondiale au XXIe siècle.

TABLE DES MATIERES

1. Généralités sur l’énergie, les marchés et les marchés de l’énergie.

2. Les marchés du pétrole brut et des produits pétroliers.

3. Les marchés du gaz.

4. les marchés de l’électricité.

5. Questions ouvertes et perspectives.

Glossaire.

EXTRAIT

Extrait de l’avant-propos

Cet ouvrage traite des marchés physiques et papier du pétrole, des produits pétroliers, du gaz et de l’électricité.

Le prix du pétrole se forme par la confrontation d’une offre et d’une demande globales. En ce sens, il est un prix de marché. Cet ouvrage n’aborde pas en profondeur les contraintes de la production, les déterminants de la demande mondiale ni la théorie de la fixation des prix d’équilibre. Il n’en retient que les éléments principaux, pertinents pour la description des contraintes s’imposant aux marchés physiques et papier et en déterminant les caractéristiques.

L’ouvrage présente le fonctionnement des principaux marchés tels qu’ils existent à ce jour. Il examine, en particulier, de manière détaillée le marché du pétrole brut, le plus ancien et également le plus élaboré. Historiquement, ce marché s’est développé sur le modèle des bourses de commerce. Il répondait à une finalité industrielle claire, de couverture des risques et de stabilisation des cours. L’ouvrage présente les acteurs (sociétés de trading, spéculateurs) et les outils de sophistication croissante qui sont apparus progressivement. Il décrit les marchés de couverture et de futures, en mettant l’accent sur les fonctionnements concrets et les descriptions opérationnelles.

L’arrivée d’intervenants purement spéculateurs aux cotés des acteurs industriels, avec des objectifs et des processus de décision différents, introduit de la volatilité et des risques nouveaux. L’ouvrage montre la construction progressive des règles de marché. Il évoque, sur des exemples, les pratiques douteuses (manipulations, squeezes,…) et les solutions qui peuvent être apportées. Il rappelle à cette occasion les caractéristiques des marchés de commodités et ce qui les distingue des marchés d’actions et d’autres produits financiers. L’apparition des marchés physiques du pétrole et des produits pétroliers, concomitante à la disparition du cartel et des compagnies totalement intégrées, a contribué en l’accompagnant, à l’introduction de la concurrence dans le secteur. Les autorités et les théoriciens de la concurrence ont construit un modèle dans lequel le développement d’un marché physique, avec sa multiplicité d’acteurs et de transactions, est une condition nécessaire de la dérégulation des marchés énergétiques.

La création de marchés physiques du gaz et de l’électricité résulte d’une démarche volontariste des gouvernements dérégulateurs et des autorités de la concurrence. Elle n’est pas d’origine industrielle, même si des acteurs ont vu l’intérêt qu’ils pourraient y trouver. Dans certains cas, le passage par le marché est rendu obligatoire entre le producteur et l’acheteur. Le modèle est ici le marché physique du pétrole. L’ouvrage présente les analogies entre ces énergies (coûts des investissements, structures des industries) et les différences qui ont un impact sur la création de ces marchés. Les problèmes de qualité du produit s’y posent de manière différente. La différenciation (électricité verte,…) n’y a pas le même sens que sur les marchés pétroliers, en particulier à cause des contraintes physiques beaucoup plus fortes pour le transport de ces énergies. L’existence d’un réseau de conduites pour le gaz ou de lignes électriques dont l’équilibre doit être instantané est un préalable à l’existence de marchés régionaux. Il reste des interconnexions à construire pour en étendre le champ. Le financement de ces infrastructures peut poser des problèmes que le marché doit résoudre pour prouver son efficacité.

AUTEUR(S)

Gilles DARMOIS, ancien cadre dirigeant de société pétrolière, est professeur à l’IFP School (Ecole du pétrole et des moteurs).

Jean-Pierre FAVENNEC, ancien directeur du Centre économie et gestion de l’IFP School (Ecole du pétrole et des moteurs), est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’économie de l’énergie publiés en France et à l’étranger.

Parution : 26 novembre 2012
Nb. de pages : 232 p.
ISBN : 978-2-7108-1014-8
Prix : 32.00 €

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COCO

Abdel Hafed Benotman
Illustré par Laurence Biberfeld
éditions Ecorce

mais-qui-est-cocoRESUME

Ce livre narrant les aventures de Coco a été écrit à fond de cales dans les prisons de Fresnes, en compagnie de la confrérie des rats et des épaves sociales du crime. Chaque chapitre a été lu et testé face à un public dur et sans indulgence : celui des taulards, assassins, innocents et autres gibiers de potence.

Dans les cours de promenade, ils ont été approuvés au point que certains spectateurs en demandaient la suite entre chantage et menaces de mort.

C’est en survivant dans le cul de basse fosse carcéral, frère siamois et sosie du “nid” de naissance de Coco, que l’auteur fut inspiré. Pour sortir des excréments moraux de la justice des hommes, l’auteur est allé chercher le rire au fin fond de l’enfer animalier des cages à oiseaux de mauvais augure.

A.H.B.

PRESENTATION

Coco est une histoire de pirates qui coupent des têtes et dévorent des sirènes. Où des files indiennes de manchots se pressent à l’entrée des maisons closes où les vautours sont rois. Un monde où on tuerait père et mère pour une coquette somme d’argent. Où il faut se démener pour survivre parmi ses semblales et d’autres espèces étranges, chacun pour sa peau.

Un récit déjanté qui se déroule en 1666. Difficile de vérifier l’exactitude des faits relatés.
Juste une parodie, pourra-t-on se dire en refermant le livre, comme on dit souvent : ce n’est qu’une fiction.
Mais l’alibi est parfois bien commode, car il y a des fictions qui parviennent à mieux témoigner de la réalité que n’importe quel discours officiel largement médiatisé.
Ce livre est donc une parodie, et par définition une imitation satirique d’un ouvrage sérieux dont on transpose comiquement le sujet ou les procédés d’expression.

Naturellement, toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que, etc., et les dessins de Laurence Biberfeld limitent considérablement ce risque.
Enfin tout de même, certains traits, certaines répliques, ainsi que des situations et des comportements, mais aussi l’océan, les continents et les déserts où ces invraisemblables personnages s’agitent et s’entretuent m’ont semblé bien familiers.

Etait-ce un moment d’égarement de ma part ?
Surmenage ?
Manque de sommeil ?
Juste une parodie ?

AUTEUR(S)

abdel-hafed-benotmanAbdel Hafed Benotman est né en 1960 et vit à Paris où il écrit des romans, des pièces de théâtre et des scénarios de film. Il est auteur entre autres de Eboueur sur échaffaud, Marche de nuit sans lune (Rivages/noir) et Garde à vie (Syros).

portrait-laurence-biberfeldLaurence Biberfeld est née en 1960 et vit en Lozère où elle écrit et dessine. Elle est notamment auteur de La B.A. de Cardamone (Série noire), Evasion rue Quincampoix (Autrement) et Qu’ils s’en aillent tous (Baleine).

Son blog : http://biberfeldauteur.legtux.org/

Parution : novembre 2012
Nb. de pages : 98 p.
ISBN : 978-2953541731
Prix : 18 €

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DANS L’OMBRE DU GIGN

Roland Môntins
Editions du Rocher

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PRESENTATION

A la tête d’un Groupe opérationnel du GIGN, Roland Môntins a participé à l’assaut victorieux contre les terroristes de l’Airbus d’Air France à Marignane en décembre 1994.

Il a également encadré plus de 200 opérations, toutes couronnées de succès : il a protégé des hommes politiques de premier plan, mené des actions à haut risque, libéré de nombreux otages, désarmé à mains nues plusieurs forcenés.

Le public connaît les exploits de ces héros, mais il ignore que les cagoules, les casques et les armes dissimulent des hommes de chair et de sang. Les passions, les désirs, la soif de vaincre, mais aussi la peur et l’angoisse les habitent. Sauver des vies les exalte, mais parfois, l’adversaire est d’une incroyable dangerosité.

Pour la première fois, sous forme de récit inspiré d’événements réels, un gradé du GIGN raconte de l’intérieur l’existence mouvementée de ces gendarmes confrontés à tout moment à la violence et à la mort.

L’AUTEUR

Roland Môntins effectue son stage de gendarme en 1976. Après avoir servi cinq ans en gendarmerie mobile, il passe 13 ans au sein du GIGN (1982-1995) : il gravit naturellement les échelons et au bout de 10 ans, devient chef de Groupe. Il compte à son actif, plus de deux cents opérations particulièrement dangereuses. Son plus haut fait d’armes est d’avoir participé avec le GIGN à la neutralisation de quatre terroristes puissamment armés, libérant ainsi les 173 passagers retenus dans un Airbus d’Air France le 26 décembre 1994 à l’aéroport de Marseille Marignane. Il a été entre autre champion du monde de force athlétique et décoré de la Légion d’Honneur par le commandant du GIGN, le Général Favier.

Parution : 7 décembre 2012
Nb. de pages : 218 p.
ISBN : 978-2268074672
Prix : 17,90 €

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L’EUROPE ET SES MINORITES

Yves Plasseraud
PUG (Presses Universitaires de Grenoble)

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PRESENTATION

Depuis des décennies, la question des minorités agite le continent européen, conduisant parfois à la guerre, voire à la guerre civile. Aujourd’hui, si l’Union européenne nous épargne les conflits majeurs que l’Europe a connus, la question des minorités reste préoccupante : séparatistes basques, nationalistes corses, mais aussi Roms, Ossètes ou Tchétchènes s’invitent régulièrement à la une des journaux. Mais au-delà de ces minorités historiques, il existe aussi des minorités plus récentes, issues de l’immigration de ce dernier demi-siècle.

Fort de son expérience internationale, Yves Plasseraud constate combien l’intégration de nouvelles minorités extra-européennes est difficile, à cause notamment de la précarité qui entraîne le rejet, le racisme et la xénophobie. Qui sont ces minoritaires européens, quelles sont leurs demandes, comment nos États peuvent-ils y répondre ? Quelles politiques adopter ? Comment rendre celles existantes efficaces ? Autant de questions sur lesquelles il est urgent de réfléchir. L’enjeu est de taille : l’Europe a besoin de cet apport démographique ; sa survie est à ce prix.

S’interrogeant sur une problématique majeure de la société contemporaine, cet ouvrage donnera aux étudiants et enseignants en science politique mais aussi à tout un chacun une vision historique et actuelle des enjeux fondamentaux que sont l’accueil de nouvelles populations et l’aménagement du statut des minorités autochtones.

Une vision historique et actuelle des enjeux fondamentaux du traitement des minorités nationales, de l’accueil de nouvelles populations et de l’aménagement du statut des minorités.

La question des minorités en Europe est préoccupante, qu’il s’agisse des minorités historiques, autochtones (Basques, Corse, Hongrois de Slovaquie,…) ou diasporiques (Roms, Juif, Arméniens,…), ou des nouvelles minorités issues de l’immigration (Afrique, Ukraine,…) : Qui sont ces minoritaires européens, quelles sont leurs demande et comment nos États et les institutions européennes peuvent-ils y répondre ? Comment le vivre ensemble s’organise-t-il ? Quelle synergie ou opposition de ces groupes en résulte ? Quelle politique adopter ?

Illustrant ces propos des exemples concrets, l’auteur s’interroge ici sur une problématique majeure de la société contemporaine : la place du multiculturalisme dans notre société.

EXTRAIT

Introduction

Jusqu’à la fin du XXe siècle, les observateurs s’accordaient à penser que l’homogénéisation des États et la mondialisation conduiraient inéluctablement les groupes ethniques minoritaires, qu’ils soient autochtones ou immigrés, à ne plus jouer qu’un rôle marginal sur la scène européenne. Beaucoup s’en réjouissaient alors que d’autres, plus rares, trouvaient ce phénomène d’entropie culturelle inquiétant.

Or, il s’avère aujourd’hui que c’est le phénomène inverse qui s’est produit. Stimulées par leur résistance à l’homogénéisation, un certain nombre de minorités sont aujourd’hui au premier plan de l’actualité et tendent de plus en plus à imposer à l’Europe leur rythme. Ainsi, Régis Debray - pourtant de tradition jacobine - affirmait récemment que le XXIe siècle serait celui des minorités. Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, lui faisait écho en écrivant «Le “peuple” ne s’appréhende plus comme une masse homogène, il s’éprouve plutôt comme une succession d’histoires singulières, une addition de situations spécifiques. C’est pourquoi les sociétés contemporaines se comprennent de plus en plus à partir de la notion de minorité. La minorité n’est plus la “petite part” (devant s’incliner devant une “grande part”) : elle est devenue une des multiples expressions diffractées de la totalité sociale.»

Cette évolution s’impose dans le contexte nouveau d’un affaiblissement historique des États nations européens. Pendant des siècles, ceux-ci n’ont cessé de renforcer leur pouvoir par centralisation croissante et intégration des périphéries. Aujourd’hui, sans que l’on en ait toujours bien pris conscience, tout a changé. Confrontés à une mondialisation qui érode à la fois leurs pouvoirs et leur raison d’être, contestés par leurs administrés qui ne font plus guère confiance au pouvoir politique, les États européens se voient cantonnés à un rôle secondaire. Entre les intérêts d’entreprises multinationales, toujours plus puissantes, les exigences des organisations intergouvernementales universelles (FMI, OMC, Banque mondiale, etc.), les diktats des agences de notation et les arcanes de l’intégration européenne, leurs appareils institutionnels et législatifs, vieillis, paraissent tourner à vide.

TABLE DES MATIERES

Il y a minorités et minorités.

A l’Ouest : Etats-nations et identités ethniques.

A l’Est : un sentiment de vulnérabilité

La question des minorités n’est pas close.

La gestion politique de la question minoritaire.

L’AUTEUR

Yves Plasseraud intervient régulièrement en tant qu’expert du statut des minorités en Europe médiane. Il a également enseigné auprès des universités de Strasbourg, Alicante, Vilnius et au Collège international de Défense (Paris).

Parution : 30 novembre 2012
Nb. de pages : 287 p.
ISBN : 978-2706117497
Prix : 22 €

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THE ICE MAN - Confessions d’un tueur de la Mafia

Philip CARLO
Editions du Rocher

the-icemanA faire froid dans le dos. La mafia, ce n’est pas que dans les séries américaines…

PRESENTATION

Pendant plus de trente ans, Richard Kuklinski a mené une double vie. Père et mari attentionné, voisin idéal, il fut aussi le plus célèbre tueur professionnel que l’Amérique ait jamais connu. Recruté par la mafia en 1973, son absence totale d’émotions et de remords lui permet de se faire un nom dans le milieu et de travailler pour les sept grandes familles mafieuses des Etats-Unis : du trafic de drogue à l’industrie pornographique, du blanchiment d’argent au règlement de compte sanglants. De son propre aveu, il aurait tué plus de deux cents personnes. Son surnom The Ice Man (l’homme de glace) vient du fait qu’il conservait pendant quelques semaines ses victimes au congélateur afin d’empêcher la police de déterminer l’heure du décès. Jusqu’à son arrestation, son activité restera secrète pendant des années sans que ses proches ou son voisinage ne se doute de quelque chose. Cette biographie se fonde sur plus de 240 heures d’entretiens entre l’auteur et journaliste Philip Carlo et Richard Kuklinski. Un témoignage choc qui nous plonge dans les arcanes de la mafia.

TABLE DES MATIERES

NAISSANCE DE L’ANGE DE LA MORT.
BARBARA.
DES TRUANDS TRES MECHANTS.
LE MANHATTAN PROJECT.
SUPERSTAR DU MEURTRE

L’AUTEUR

Philip CARLO est bien connu pour ses portraits de meurtriers et ses livres sur la mafia. The Ice Man, longtemps sur les listes des meilleures ventes à sa sortie, est son livre le plus connu.

Parution : 23 novembre 2012
Nb. de pages : 50 p.
ISBN : 978-2268074696
Prix : 23 €

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LA LONGUE MARCHE DU DALAI-LAMA

Philippe Flandrin
Cahier photo par Thierry Boccon-Gibod.
Editions du Rocher

la-longue-marche-rencontresAu-delà de la question du Tibet et de la Chine, ce livre apporte une connaissance de l’homme.

RESUME

Ce document rassemble une série d’entretiens dans lesquels le 14e dalaï-lama évoque les différentes étapes de son cheminement personnel et politique.

PRESENTATION

Ces entretiens avec Tezin Gyatso, le XIVe Dalaï Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique à l’heure où cette incarnation du Bouddha renonce à ses pouvoirs temporels pour donner à son peuple une constitution démocratique : comment et pourquoi il est passé de la théocratie à la démocratie, son nouveau credo, le dernier avril 2011.

A une époque où s’imposent des identités confessionnelles, éthiques et sociologiques « lourdes », ce livre fait entendre la voix d’un homme qui a choisi la non violence et la tolérance pour défendre son peuple.

Philippe Flandrin qui a choisi de s’intéresser plus à l’homme politique qu’au dignitaire religieux, publie ici une véritable biographie politique du Dalaï-Lama, nourrie d’entretiens, d’enquêtes et d’une large documentation.

Ces entretiens avec le Dalaï-Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique et paraissent à un moment clef, où le Tibet engagé dans un processus de démocratisation doit compter avec les nouveaux dirigeants du parti communiste.

Dharamsala, 6 juin 2012 : dernier entretien avec chinois.

EXTRAIT(S)

« Je suis devenu le souverain du Tibet, en 1951, à l’âge de seize ans et mon pouvoir était absolu. Le 8 août 2011, j’ai transféré le pouvoir politique à un premier ministre laïque, élu par le parlement. Par cet acte, j’ai mis fin à quatre siècles de tradition durant lesquels le dalaï-lama était à la fois le chef politique et spirituel du Tibet. Nous avons ainsi achevé la démocratisation de nos institutions. Ce soir-là, chose rare, j’ai dormi à poings fermés. Pas de rêves ! Rien ! »

Et Tenzin Gyatso le quatorzième dalaï-lama a éclaté de rire. Nous étions en 2012, à la fin du printemps. Lorsque je l’avais rencontré pour la première fois à Paris, trente ans auparavant, le dieu-roi, à la force de l’âge, portait le toit du monde sur ses épaules. Parvenu au seuil du grand âge, il entendait imposer la démocratie au Tibet et en Chine. J’ai tenté de comprendre et de relater la longue marche de l’absolutisme vers la démocratisation de cet homme qui, un jour, a dit : « Je ne suis qu’un être humain, accidentellement tibétain, devenu moine bouddhiste. »

L’AUTEUR

Philippe Flandrin, écrivain et journaliste, est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’Inde et à la Chine, anciennes et contemporaines. Témoin des grands événements politiques survenus dans cette partie de l’Asie depuis la guerre du Bangladesh en 1971.

Formé à l’école de la Sorbonne et d’André Malraux, avec qui il a travaillé, Philippe Flandrin s’est passionné pour l’histoire et les arts de la civilisation afghane. Correspondant de guerre (La Croix, Actuel, Paris-Match, Le Figaro), il a effectué de nombreux séjours clandestins en Afghanistan.

Journaliste à la BBC, il a suivi la piste des œuvres d’art cambodgiennes et afghanes retrouvées sur le marché de l’art londonien. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels, publiés aux éditions du Rocher : Les Sept Vies du mandarin français, Le Trésor perdu des rois d’Afghanistan…

Parution : 30 novembre 2012
Nb. de pages : 317 p.
ISBN : 978-2268074689
Prix : 20 €

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LES JEUX OLYMPIQUES ET LEURS TERRITOIRES

Jean-Marc HOLZ
Presses Universitaires de Perpignan

les-jo-et-leurs-territoiresLivre actuel s’il en fallait un ! Pour aller plus loin que le sport et le spectacle.

RESUME

La conquête de la planète par les jeux Olympiques et ses enjeux sont examinés par neuf géographes qui en détaillent les impacts géopolitiques et territoriaux grâce à des études de cas, des témoignages et des enquêtes de terrain.

PRESENTATION

Les Jeux olympiques ont conquis la planète : comment s’est opérée cette universalisation du sport? quels en sont les enjeux territoriaux ? Universitaire, expert ou journaliste, une dizaine d’observateurs portent le regard du géographe sur les impacts géopolitiques et territoriaux du phénomène olympique, de l’échelle mondiale au local. A l’heure des Jeux de Londres (2012) et de l’échec d’Annecy 2018, ils proposent un ouvrage très documenté et vivant, reposant sur des études de cas précis issues de recherches originales, des témoignages et des enquêtes de terrain.

TABLE DES MATIERES

LA PLANETE OLYMPIQUE
« ALL games, all nations » La mondialisation des Jeux olympiques d’été.
L’Inde, nain olympique ?

VILLES ET VILLAGES OLYMPIQUES
Athènes 2004 : Jeux olympiques et projet urbain.
Les villes alpines organisatrices des Jeux olympiques d’hiver.
La vila olimpica de Barcelone, nouvelle « Icara » ou gentrification d’un espace ?

2012, 2014, 2018, ESPOIRS ET DECEPTION
2012, Les JO du Nord-Pas-de-Calais
L’opération « le plus grand terrain de Jeux », stratégie d’une offre sportive territoriale.
La roulette russe.
JO, la France n’a plus la flamme.

EXTRAIT

“ALL GAMES, ALL NATIONS”
LA MONDIALISATION DES JEUX OLYMPIQUES D’ETE
NICOLAS CHAMEROIS

Les Jeux olympiques (J.O.) d’été sont un événement planétaire. De 1896, date des premiers Jeux modernes célébrés à Athènes où 14 pays étaient présents, à 2008 lors de la dernière édition à Pékin (Beijing) où défilaient 204 délégations, ils ont conquis la planète, exauçant le vœu de Pierre de Coubertin qui, lors de sa conférence à la Sorbonne le 25 novembre 1892, déclarait, à l’occasion du 5e anniversaire de la société française des sports athlétiques : «il faut internationaliser le sport, il faut organiser de nouveaux Jeux olympiques». Avant même de naître, les Jeux avaient pour vocation d’être mondiaux.
Cet article, qui reprend les grandes lignes d’une thèse de géographie, retrace les étapes, modalités et limites de cette «mondialisation» des Jeux d’été, au-delà de l’image d’universalité qui les caractérise, ainsi que le mouvement qu’ils ont su générer. Précisons auparavant le sens donné ici au terme «mondialisation» ; il y a un demi-siècle, en 1952, Kroeber et Kinckhohn repéraient quelque 150 définitions du concept de «culture» ; celui de «mondialisation» a suscité lui aussi un florilège de définitions que l’on peut classer en deux grandes familles : celles retenues par les dictionnaires - «donner à quelque chose un caractère mondial, une extension qui intéresse le monde entier» (Grand Larousse) ou «le fait de devenir mondial, de se répandre dans le monde» (Robert) - se bornent à une acception strictement géographique en insistant sur la diffusion spatiale du phénomène ; d’autres définitions, que nous ne retiendrons pas ici, ont un contenu exclusivement économique, qu’elles soient officielles (FMI, BIT) ou proposées par divers spécialistes.
Etudier la « mondialisation » des J.O. revient à s’interroger sur les multiples acteurs qui animent ce système olympique complexe, placé à l’intersection du monde sportif et d’enjeux géopolitiques et économiques. Participer au «festin olympique» dépasse la seule dimension sportive. Nous souhaitons montrer comment ce processus de mondialisation, loin d’être spontané, doit être compris comme une construction méthodique mais fragile, à laquelle collabore chaque acteur avec sa stratégie propre, sous l’égide du CIO (Comité International Olympique) qui, orchestrant cette magnifique symphonie, met en œuvre la règle fondamentale des Olympiades modernes que Pierre de Coubertin faisait tenir en ces deux mots : « all games, all nations ».
Nous étudierons successivement la composition et le rôle du CIO notamment dans l’organisation des Jeux, l’élaboration du programme olympique comme vecteur de la mondialisation, l’élargissement de l’assise territoriale du mouvement olympique par la reconnaissance des CNO (Comités Nationaux Olympiques), enfin la polarisation géographique des succès olympiques qui confère à cette mondialisation ses limites et son caractère contrasté.

L’AUTEUR

Jean-Marc Holz
, agrégé de géographie, docteur en sciences économiques et docteur d’tat en géographie, est professeur émérite à l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD). Il a reçu plusieurs prix scientifiques pour ses travaux sur l’économie régionale et l’aménagement du territoire, et a publié en 2007, avec David Giband, professeur à l’UPVD, un ouvrage dans la même collection sur « les territoires du sport entre politiques et pratiques ».

Parution : 12 janvier 2012
Nb. de pages : 247 p.
ISBN : 978-2354121433
Prix : 20 €

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ATLAS DU PROCHE-ORIENT ARABE

Fabrice BALANCHE
RFI / PU Paris-Sorbonne (PUPS)


atlas-du-proche-orient-arabe« Dessiner l’unité et la diversité du Proche-Orient arabe contemporain – Syrie, Liban, Jordanie et Palestine – voici l’ambition de cet atlas, le premier du genre »

PRESENTATION

Lorsque l’on évoque le Proche-Orient, c’est avant tout pour parler des contentieux israélo-arabes. On y inclut alors les pays de cette zone de tensions : la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Palestine et Israël. L’Égypte est sortie du Proche-Orient en signant les accords de Camp David en 1978.
Espace ouvert à l’époque ottomane, interface entre l’Europe et l’Asie, la région s’est progressivement fermée. Le conflit israélo-arabe a contribué à détourner les investissements et les courants commerciaux de la région, mais surtout, il a eu une influence notable sur la formation des Etats. Syrie, Liban et Jordanie sont nés en même temps que l’État d’Israël. Certes, ils ont choisi des voies divergentes en matières économique et politique, mais les différences ne sont pas aussi fortes qu’il n’y paraît en raison de leur proximité culturelle.

TABLE DES MATIERES

LA MENACE DE L’ARIDITE
LES DOMINATIONS ETRANGERES
LES CONSTRUCTIONS NATIONALES
POPULATION ET DEVELOPPEMENT
UNE ECONOMIE FRAGILE
L’ARCHIPEL URBAIN DU PROCHE-ORIENT
LA PALESTINE EN PARTAGE
GEOPOLITIQUE DU PROCHE-ORIENT

LU DANS LA PRESSE

« Basé sur une problématique novatrice – replacer cette zone dans son concept géographique et historique d’origine : le Bilâd es Sham – cet atlas analyse les particularités et les points communs du Proche-Orient, qui bien que constituant une « entité géographique » dès le VII ème siècle, s’est trouvé fragmenté politiquement à la suite de la Première Guerre mondiale et de la mise en place des mandats sur la Syrie, le Liban, la Palestine et la Transjordanie. Depuis 1948, avec la création de l’Etat d’Israël, cette région est en guerre : le conflit a pesé sur la construction interne de chacun des Etats du Proche-Orient et a modifié leur développement économique. L’auteur s’attache en 52 fiches réparties en huit chapitres à analyser les « traits communs » et les différences entre ces Etats sur les plans géographique, historique, politique, démographique, économique, du développement urbain, des Territoires palestiniens, géopolitique. Outre la problématique de l’ouvrage et la densité des informations contenues dans chacune des fiches thématiques, les nombreuses illustrations qui appuient chacune des analyses de l’auteur : cartes, tableaux et graphiques, sont l’autre point remarquable de l’ouvrage.
(…)
Le dernier chapitre de l’ouvrage s’intéresse à la « géopolitique du Proche-Orient ». Plusieurs enjeux sont rappelés :
le conflit israélo-arabe dans le contexte de la guerre froide (Etats alliés aux Etats occidentaux et au bloc soviétique, évolution diplomatique à la suite de l’effondrement de l’URSS)
la problématique de l’eau au Proche-Orient
la question stratégique du Golan
le rôle des Etats-Unis dans la région depuis 1945 (sécuriser la zone du Golfe arabo-persique riche en hydrocarbures, les liens avec l’Arabie saoudite, la défense d’Israël, la politique du président Bush à la suite du 11 septembre)
le Liban, « Etat-tampon » entre les Etats voisins que sont Israël et la Syrie, eux-mêmes intermédiaires des Etats-Unis, de l’Iran et de l’Union européenne
la Turquie et ses relations diplomatiques et militaires avec Israël, et avec la Syrie. »
(Les clés du Moyen-Orient)
http://www.lesclesdumoyenorient.com/Fabrice-Balanche-Atlas-du-Proche.html

L’AUTEUR

Fabrice Balanche est Maître de conférences à l’Université Lyon 2, directeur du Groupe d’études et de recherches sur la Méditerrannée et le Moyen-Orient.

Parution : 15 décembre 2011
Nb. de pages : 132 p.
ISBN : 978-2840507970
Prix : 20 €

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LES THINK TANKS - CERVEAUX DE LA GUERRE DES IDEES

Stephen BOUCHER & Martine ROYO
Editions du FELIN

les-think-tanksEn 1997, le Project for the New American Century, un institut néo-conservateur américain, présentait au président Clinton le projet d’une attaque contre Saddam Hussein pour détruire ses armes de destruction massive. Six ans plus tard, l’administration Bush adoptait l’idée et envahissait l’Irak. Depuis les années 1980, les think tanks, ces « réservoirs d’idées » inspirés de modèles américains et britanniques, se multiplient et montent en puissance.
Sous-titré « Cerveaux de la guerre des idées » et préfacé par Pascal LAMY, cette 3e édition revue et augmentée parle des boîtes à idées pour décideurs de ce monde.
« La mondialisation ouvre le champ politique à de nouveaux acteurs, y compris dans la France autrefois jacobine. Le retrait un peu partout de l’Etat, notamment du monde universitaire, change la donne pour les think tanks. »


RESUME

Dès les années 1980, les think tanks, ces réservoirs d’idées inspirés des modèles américains et britanniques, se multiplient et façonnent les concepts sur lesquels seront fondés les projets politiques de demain. Cet ouvrage permet de comprendre comment se forgent les solutions politiques de l’avenir, comment fonctionnent ces organismes et leur influence en France, en Europe et dans le monde.

PRESENTATION

Crise financière, changement climatique, révolutions arabes, expansion économique chinoise, mutations technologiques, transition énergétique… le monde s’emballe. Qui aide les décideurs politiques à anticiper, réagir, innover dans un contexte toujours plus instable ? Depuis les années 1980, les think tanks, ces « réservoirs d’idées » politiques, se multiplient et montent en puissance dans le monde entier, en Occident mais aussi en Chine, en Inde ou en Russie et dans les pays émergents. Peu visibles, ils sont près de 6 500 dans le monde, 2 000 au sein de l’Union européenne, dont près de 200 en France. Qui sont-ils ? Qui les dirigent ? Quelles solutions défendent-ils ? Leurs idées sont-elles innovantes ou de simples instruments de propagande idéologique ? Comment fonctionnent ces cercles d’influence ? Qui les finance ? Quelles sont les ramifications entre monde politique, think thanks et monde économique ? Ont-ils un impact lors des élections?
Ouvrage de référence en actualité politique, cette 3e édition, entièrement remise à jour, analyse près de 300 think tanks parmi les plus importants dans le monde.

TABLE DES MATIERES

- LES THINK TANKS FACE AUX CRISES
- LE « LABORATOIRE A IDEES », NOUVEL ACTEUR DE LA DEMOCRATIE CONTEMPORAINE ?
- FUMEE ET FEU : UNE INFLUENCE PARFOIS BIEN REELLE
- LES THINK TANKS NAISSENT SUR LES DECOMBRES DES CRISES
- L’EUROPE EST MAL ARMEE POUR LA GUERRE DES IDEES
- LES THINK TANKS FRANÇAIS : DES IDEES MAIS PEU D’INFLUENCE
- IMAGINER L’AVENIR

EXTRAIT

Avant-propos de la 3e édition

Quoi de commun entre Jacques Delpla, économiste et conseiller sur les marchés de capitaux à BNP Paribas, John Kay, journaliste britannique au Financial Times, Sony Kapoor, créateur de l’institut Re-Define (pour Rethinking Development, Finance and Environment) ou Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies ? Tous témoignent d’une implication croissante de penseurs issus du secteur privé dans la résolution de la crise multiforme que traverse notre société, tant économique qu’écologique et sociétale. Tous commentent, analysent nos problèmes de société, sont interrogés par les médias, conseillent les gouvernements en place et parfois, les influencent. La crise a du bon : elle invite à la réflexion.
Le débat démocratique en Europe est de fait plus vivant que jamais. Le champ de la réflexion politique est ouvert. S’invitent à la table de plus en plus d’acteurs, même s’ils ne sont pas tous « penseurs » au sens académique, voire élitiste, du terme. Et si le débat d’idées ne porte pas toujours sur celles qui pourraient sembler les plus importantes aux uns ou aux autres, le fait est qu’il est dynamique dans nos démocraties occidentales. Les manifestations en sont multiples. Contactez la page « Courrier » des grands quotidiens et vous apprendrez que les contributions intéressantes de lecteurs avides de partager leur réflexion foisonnent. Elles témoignent d’une vraie soif d’argumenter et de promouvoir l’intérêt général par le débat. En découlent des initiatives nouvelles telles que Project Syndicate, une association qui diffuse des points de vue de personnalités internationalement reconnues auprès des journaux du monde entier.
De même, et c’est d’ailleurs désormais un lieu commun, Internet facilite la prise de parole et le débat, parfois même la réflexion politique. Si l’impression donnée par les réactions en ligne de lecteurs à des articles de presse laisse parfois douter de la possibilité d’une « cyberagora » citoyenne, le fait est que se multiplient les lieux d’échange, parfois de qualité, que la transparence des données est accrue, et que peut s’inviter dans le débat n’importe qui, du parfait quidam à la personnalité reconnue.
Quant aux courants et aux partis politiques, ils cherchent une inspiration nouvelle auprès d’intellectuels et d’universitaires, que ce soit la gauche social-démocrate depuis 2008 avec la fondation Terra Nova, ou les Verts européens avec la Green European Foundation ou le président français Nicolas Sarkozy en vue de sa réélection en 2012. Dans un autre registre, des bureaux d’étude tels que McKinsey ou Accenture sont consultés de manière croissante par les gouvernements et créent leurs propres centres d’expertise sur les politiques publiques. Les organisations non gouvernementales suivent le mouvement, contribuant de plus en plus aux débats législatifs et publics par des analyses détaillées. Au total, une dynamique nouvelle d’implication des acteurs privés dans la réflexion publique peut être décelée dans les démocraties occidentales, au-delà des imperfections du débat.
L’installation des think tanks dans le paysage politique des démocraties occidentales, et même au-delà, fait partie de cette mouvance et paraît irréversible. Depuis l’édition précédente de cet ouvrage (début 2009), leur réputation en Europe a largement dépassé l’image laissée par l’influence sulfureuse des officines néo-conservatrices américaines par laquelle nous ouvrions la précédente édition. Leur nombre et visibilité n’ont cessé de croître, passant d’environ 5 000 à 6 500 au niveau mondial. Certains démarrages en fanfare relatés alors n’ont certes pas été suivis de l’effet escompté – la fondation Terra Nova en France, par exemple, a certes su s’implanter, mais l’on reste loin du modèle américain que représente le Centre  for American Progress. Les groupes politiques du Parlement européen ont créé leurs cellules de réflexion, mais l’impact reste, pour le moment, limité. Certaines sociétés de conseil se sont donné le label de « think tank » sans en devenir un, révélant au passage le prestige acquis par cette appellation d’origine non contrôlée. Toutefois, globalement, c’est l’impression de vivacité du secteur qui domine.
La situation a bien changé depuis 2006, date de la première parution de cet ouvrage. On ne peut plus dire que les think tanks soient à la traîne en France ou dans d’autres pays occidentaux. Ils seraient ainsi passés de 1 200 à 1 800 pour la seule Europe depuis l’édition précédente. Ils se multiplient aussi dans d’autres parties du monde. Certaines régions, notamment le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, restent sous représentées – hébergeant seulement 5 % des think tanks identifiés dans le monde – mais gageons que l’ouverture démocratique en cours verra l’éclosion de nombreux centres propres à cette région dans les prochaines années.
Doit-on voir ainsi dans le développement des think tanks et d’autres formes de débat le signe d’une progression inéluctable de la raison et du débat démocratique ? Les pessimistes trouveront de nombreuses raisons d’en douter : piètre qualité parfois des discussions ; rôle critique des médias mis à mal ; mise en scène de la vie publique à coup d’images réductrices, de phrases chocs et de révélations superficielles sur la vie privée des figures politiques ; incapacité à réformer nos institutions et politiques en profondeur là où c’est nécessaire, y compris quand les crises sociales, économiques, financières ou écologiques l’imposeraient ; tendance à la polarisation des débats, parfois autour de polémiques stériles.
Les optimistes y verront au contraire le renouvèlement des formes de débat démocratique et de sa vitalité, d’un décloisonnement sain entre sphères privée et publique, reflet aussi d’un niveau d’éducation toujours plus élevé, le tout confluant vers une envie de participation dans le jeu politique large. Ces mêmes optimistes justifieront cette tendance par la complexité croissante des problèmes sociétaux et le niveau d’expertise toujours plus relevé requis pour les résoudre. Approfondir ce débat nécessiterait une étude complète de l’état de nos démocraties que cet ouvrage ne prétend pas offrir.
Quant à nous, nous voulons croire que la vitalité des think tanks est réelle et participe effectivement d’un renouvellement des formes de débat politique. Il n’est pas rare aujourd’hui de rencontrer des personnes qui ont envie de créer leur propre think tank, ni d’autres qui l’ont fait. Leur rôle de distillateur d’analyses, de théories, de faits pour les transformer en recommandations pratiques est nourri par et à son tour alimente le dynamisme général de l’agora démocratique. Cette troisième édition vous invite à comprendre cet univers désormais mûr en Europe, mais dont la contribution à la résolution des problèmes de société auxquels nous avons à faire face est encore loin d’être épuisée.

Stephen BOUCHER et Martine ROYO,
Novembre 2011.

LES AUTEURS

Stephen Boucher est directeur au sein de la Fondation européenne pour le climat. Diplômé de Harvard et Sciences Po Paris, il a co-dirigé le think tank Notre Europe (spécialisé dans les questions européennes fondé par Jacques Delors), a été conseiller auprès du gouvernement belge et consultant en lobbying à Bruxelles et à Londres.

La journaliste Martine Royo a collaboré à l’AFP, puis dirigé le service étranger du Nouvel Economiste et des Echos. Diplômée de l’Institut de hautes études internationales de Genève, elle travaille pour plusieurs ONG principalement la section française d’Amnesty International dont elle coordonne les actions dans les Balkans.

Le préfacier, Pascal Lamy, est directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et ancien commissaire européen au Commerce international. Il a présidé le think tank Notre Europe.

Parution : 5 avril 2012
Nb. de pages : 176 p.
ISBN : 978-2866457716
Prix : 16,90 €

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BELGIQUE : 541 JOURS SANS GOUVERNEMENT

Charles CLESSENS
Mon Petit Editeur

belgique-541-jours-sans-gouvernementEdifiant !  La Belgique est devenue ce « non-état » comme il est coutume de l’appeler et dont la partition n’est plus de la science-fiction mais relève aujourd’hui de l’actualité politique.
Cet essai démontre-t-il que le compte-à-rebours de la fin de la Belgique est commencé ? A vous d’en juger !

PRESENTATION

Pendant 541 jours, ils ont trahi, dépecé, trituré, v(i)olé la démocratie, poussés par une soif inextinguible de pouvoir. Suivez, sans concession, les mésaventures de ces politiciens belges vus par leurs employeurs… les citoyens.
« La politique est un grand jardin dont les politiciens sont les jardiniers. Si ce jardin ne croît pas selon les espérances, Ce n’est pas faute de fumier. »

EXTRAIT

Introduction
« Ont-ils volé, violé, confisqué ou trahi la démocratie ?
Peu importe le terme choisi, à coup sûr, la réponse est oui. C’est à un sordide et innommable jeu politicien que se sont adonnés les politiciens, prenant pour cible et comme otages les citoyens de ce pays, la Belgique.
« Elections, piège à cons », se fendront d’aucuns, indubitablement qualifiés d’anars mais peut-on leur donner tort ?
Ce qui s’est passé depuis cette fâcheuse fumisterie électorale n’est rien de moins qu’un déni de démocratie, qu’un profond mépris craché au visage de l’électeur.
A quoi ont servi ces élections du heu… de l’année passée puisque le pays, ou ce qu’il en reste, a été dirigé pendant de longs mois par les gagnants des élections de 2007 alors que la plupart de ceux-ci ont endossé le costume des grands perdants du scrutin de 2010.
Démocratiquement parlant, pour respecter le choix de l’électeur, ces dirigeants, mouture 2007, auraient dû céder le témoin depuis belle lurette, notamment à la N-VA, qui, bien que vainqueur incontestable en Flandre – que ça plaise ou non – ne siège pas dans le gouvernement Leterme II et ne semble pas pressée de se retrouver au poste de pilotage.
Pourquoi ?
Sans doute pour mieux détruire le pays en adoptant une stratégie de pourrissement qui lui permettrait de conforter ses théories séparatistes.
Par ailleurs, l’autre grand gagnant, le PS y vivote toujours dans ce gouvernement en affaires courantes mais avec les quotas de sa débâcle de 2007.
Donc, à cette rouge exception près, ce sont toujours les grands perdants des dernières élections qui gouvernent. A savoir, le CD&V qui, tout en ayant bu la tasse aux élections de 2010, continue à truster nombre de postes essentiels dont celui de Premier ministre, celui de ministre de la Défense avec le copain de Flahaut, Pieter De Crem, ainsi que celui de ministre des Affaires étrangères dévolu à Steven Vanackere, soit trois représentants de l’ex-parti crétin-flamand (heu… chrétien-flamand) dominant qui viennent de prendre une solide déculottée face à la N-VA en Flandre.
En clair et en perfide, ces perdants du scrutin de 2010, le CD&V, mais aussi le MR, avec Didier Reynders aux Finances, avaient (ont ?, ont eu ? auraient ?) tout intérêt à prolonger le marasme postélectoral 2010.
Par contre, au contraire, la N-VA et le PS, les vainqueurs déclarés de 2010, se devaient d’enclencher la vitesse supérieure pour arriver à la formation d’un gouvernement au sein duquel ils auraient inévitablement et mathématiquement occupé des places de choix.
Or, paradoxalement, ce sont eux qui ont tout bloqué alors qu’ils sont pratiquement seuls aux commandes.
Que penser de notre démocratie qui autorise ce Parlement et ces Ministres qui devraient être démissionnaires et démissionnés à voter l’engagement de nos forces armées dans un conflit (La Libye, pour ceux à qui la chose aurait échappé) ?
Nous n’avons plus de gouvernement mais il décide d’entrer en guerre.
Paradoxal, non ?
Que penser de ce gouvernement en affaires courantes mais qui a réussi à mener la présidence européenne de la meilleure des façons, qui a géré l’accord (le désaccord ?) interprofessionnel sans heurts, qui a bouclé le Budget sans soulever la moindre polémique ?
Que peut bien cacher cette manipulation qui dépasse l’entendement ?
Où est l’arnaque ?
A quel jeu s’adonnent-ils, ces politiques ?
Quelle est leur mystérieuse logique impossible à décrypter pour le citoyen lambda ?
Le seul objectif de Bart De Wever et de la N-VA est-il bien de foutre une merde pas possible qui l’autorisera à seriner son couplet favori, à savoir, qu’en Belgique, force est de constater l’existence de deux pays, de deux démocraties bien différentes l’une de l’autre qui n’arriveront plus à s’entendre.
Que de questions restent en suspens, que d’interrogations, que d’incompréhension chez les citoyens…
Si vous aussi, ressentez un profond sentiment d’incompréhension, peut-être trouverez-vous un début de réponse en cet ouvrage qui a suivi pratiquement au jour le jour cette déplorable crise voulue par les politiques au grand dam de la majorité des habitants de ce pays… »

Parution : avril 2012
Nb. de pages : 436 p.
ISBN : 9782748380064
Prix : 26 €

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ASGARD TOME 1 – PIED DE FER

Xavier Dorison & Ralf Meyer
Editions Dargaud

asgard-couv-i400x523Depuis l’épisode « La Mangouste » de la série XIII, les deux auteurs semblent ne plus vouloir se séparer. Dans le sillage de Thorgal, voici Asgard le Viking. Une belle série en perspective. Embarquez dans l’aventure !

RESUME

Un scénario au souffle épique et au dessin magistral.

Pour les Vikings, un « skräeling » est un infirme de naissance, autant dire une malédiction. Pourtant, Asgard, ancien guerrier de la Hilde, surnommé « Pied-de-fer » à cause de sa jambe d’acier, est le plus grand chasseur du Fjördland. Embarqué sur un drakkar de fortune, Asgard se lance à la poursuite d’un monstre marin mystérieux qui massacre les pêcheurs. Tandis qu’ils s’enfoncent dans les fjörds glacés, ses compagnons de voyage se persuadent que la créature qu’ils poursuivent est le serpent-monde, dont la venue annonce la fin du monde viking… Le Ragna Rök.

PRESENTATION

Une aventure pleine de dangers qui aborde de façon inattendue le thème de la différence. Les notions de classe sont battues en brèches face au danger et les personnages perdent leurs repères. Naître skraëling est la pire malédiction que les dieux puissent infliger à un mortel. Comme tous les héros de légende, Asgard fera des choix difficiles aux conséquences parfois tragiques. Luttant contre le plus terrible des monstres, il sera aussi confronté à ses démons intérieurs. Le récit ainsi que l’indomptable nature dans lesquels il prend place sont magnifiés par un dessin réaliste puissamment évocateur.

BANDE ANNONCE

Emission sur France-Info du dimanche 08 juillet 2012

Feuilletez les premières pages. Cliquez ICI

meyer-ralphLES AUTEURS

Ralph Meyer est né en 1971 (précision : le 11 août).
Quand il voit le jour à Paris et que le démon de la bande dessinée hante ses rêves d’enfant, que faire ? A Paris, pas d’école pour parfaire un apprentissage à la B.D. ; il y a Angoulême, bien sûr, mais il entend parler de l’Institut Saint-Luc, à Liège. 1990 : Ralph Meyer débarque à Liège.
Il commence la tournée des éditeurs, sans grand succès. Comme il a confiance en son dessin, il se dit qu’il le marierait bien avec un excellent scénario. Et c’est la rencontre (pas du tout fortuite) avec Tome. Il en sortira “Berceuse assassine”
Entre-temps, Bruno Gazzotti avait quitté Bruxelles pour retourner à Liège et ils ont sympathisés, grâce à Tome. Très vite est née l’idée de fonder un atelier réunissant ces grands solitaires que sont les dessinateurs de bande dessinée.
Leurs styles s’accordent-ils vraiment ? C’est ça qui est passionnant ! Gazzotti est plutôt du genre humoristique, tandis que celui de Ralph Meyer, c’est le réalisme. Ils ont pu s’entraider, tantôt sur “Soda”, tantôt sur “Berceuse assassine”.
Tome partage avec tous les grands scénaristes un trait qui ne trompe pas : il fournit ses pages au compte-gouttes. On imagine ce que peuvent faire des dessinateurs dans un atelier tandis qu’ils attendent le scénariste : s’adonner aux joies du Pictionary, affiner le carénage d’avions en papier, réinventer le sourire de la Joconde, etc. Gazotti a eu l’idée des “Lendemains sans Nuage” (Le Lombard).
En 2002, il termine la trilogie de ” Berceuse Assassine “.

dorisonXavier Dorison est né en 1972. Après 3 années passées en école de commerce, durant lesquelles il réalisera le festival BD des grandes écoles, il commencera, en 1997, l’écriture du scénario du premier tome de la série « Le Troisième Testament », dessinée par Alex Alice. Le succès sera immédiat. Par la suite, il travaillera avec Christophe Bec sur la série « Sanctuaire », puis avec Mathieu Lauffray à la série « Prophet ». Trois séries, trois succès. En peu de temps, Xavier Dorison s’est taillé une place de choix dans la bande dessinée.
Il ne s’arrête pas au monde de la bande dessinée, et en 2006 sort le film Les Brigades du Tigre, adaptation de la série télévisuelle du même nom, qu’il a co-scénarisé avec Fabien Nury. Le succès et total. Par la suite, Xavier Dorison continue sa collaboration avec Fabien Nury sur le scénario de la série « W.E.S.T. », dessinée par Christian Rossi. Puis, en 2007, il retrouve Mathieu Lauffray, et se lance dans l’aventure « Long John Silver ». En 2008, les éditions Dargaud font appel à lui, pour l’écriture du scénario du premier tome du spin off de la célèbre série XIII Mystery. Auteur très prolifique, il travaille en même temps sur plusieurs séries de bandes dessinées, tout en continuant en parallèle à écrire des scénarii pour la télévision et le cinéma.
Prix et récompenses :
- 2009 : Prix de la meilleure série au festival de Solliès-Ville pour Long John Silver
- 2009 : Sélection offcielle au Festival d’Angoulême pour Long John Silver
- 2008 : Prix du meilleur album au Festival de Nîmes pour Long John Silver
- 2007 : Prix des rédacteurs par le site Scénario.com pour le tome 1 de Long John Silver
- 2007 : Meilleure couverture par le site BDGest.com pour le tome 1 de Long John Silver
- 2001 : Prix de la meilleure série pour Le Troisième Testament au Festival de Soliès
- 2000 : Prix de la meilleure bande dessinée pour Ante Genesem au Salon de l’Imaginaire ISC
- 2000 : Coup de coeur des libraires FNAC pour Ante Genesem
- 1999 : Grand prix pour Le Troisième Testament au Festival d’Audincourt

Parution : 2 mars 2012
Nb. de pages : 56 p.
ISBN : 978-2505013822
Prix : 13,99 €

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LE REDOUTABLE & L’HISTOIRE DES TECHNIQUES SOUS-MARINS

André LAISNEY
Marines Editions

le-redoutableDétails et histoire du premier sous-marin lanceur nucléaire français. Photos de qualité comme toujours chez Marines Editions.

PRESENTATION

Il y a 40 ans, en février 1972, le premier sous-marins nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Redoutable, plongeait pour sa première patrouille, ajoutant un volet maritime à la force de dissuasion française. Un peu moins de trente ans plus tard, en 1991, il effectue sa dernière patrouille et recueille un naufragé après un cyclone. Le narrateur est ce naufragé qui parle longuement avec les membres de l’équipage, découvre peu à peu toutes les spécificités du sous-marin et les détails de son fonctionnement.
L’ouvrage est illustré de 270 photos et schémas dont 150 photographies en couleur prises sur les SNLE type Le Redoutable.

Rappelons que le sous-marin Le Redoutable est exposé et ouvert à la visite à la Cité de la mer à Cherbourg où il fut lancé.

LU DANS LA PRESSE

On imagine mal quelle a pu être la prouesse technologique qu’a représenté la mise au point du Redoutable, premier sous-marin nucléaire lance-engin de la Marine nationale. Apprenti devenu ingénieur à ce qui était encore la DCAN, André Laisney le sait particulièrement bien et nous offre, sous la forme d’un roman qui serait en même temps une visite guidée, un aperçu inouï de détails sur la conception et le fonctionnement du bâtiment, sous tous ses aspects et ne lésinant absolument ni sur les données ni sur l’abondante iconographie.
A titre d’exemple, 21 pages sont uniquement consacrées au système d’armes, étude complète des sonars comprises. Dépassant cette seule approche centrée sur le Redoutable, il la positionne également dans une perspective comparative, en évoquant notamment les travaux réalisés sur des bâtiments plus anciens : de quoi mesurer le chemin accompli.
Ce faisant, il offre un véritable « guide du fonctionnement » des sous-marins, lorsqu’il est question des différents types de barres de plongée avant utilisables, de leurs avantages et de leurs inconvénients – un exemple parmi d’autre. Pour autant, si l’ouvrage est technique, la forme narrative utilisée par André Laisney – celle du récit d’un naufragé récupéré à bord et découvrant le bâtiment – allège le propos, permettant de lire l’ouvrage à plusieurs niveaux et de le rendre accessible à toute personne s’intéressant aux sous-marins. Dans sa catégorie, une petite Bible, assurément.
(Magazine DSI, http://www.dsi-presse.com/)

Pour feuilleter quelques pages, cliquer ici

L’AUTEUR

Né en 1936 en Normandie, André Laisney a commencé sa carrière professionnelle comme apprenti à la DCAN de Cherbourg. Devenu ingénieur militaire, il a participé, pendant vingt-cinq ans à l’entretien des sous-marins à Lorient, Brest et Paris. Modéliste, il est aussi l’auteur d’un ouvrage sur les maquettes plongeantes de sous-marins.

Parution : 14 février 2012
Nb. de pages : 166 p.
ISBN : 978-2357430976
Prix : 39,55 €

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LES CIVILISATIONS A L’EPREUVE DU CLIMAT

Vincent BOQUEHO
Editions DUNOD

les-civilisations-climatNous vous recommandons cet auteur. Explications simples, claires et toujours suivis d’exemples !

PRESENTATION

Cette analyse de l’impact du climat sur l’histoire des sociétés humaines interroge les liens entre l’évolution du climat et le développement des civilisations. Selon l’auteur, si l’industrialisation et les progrès agronomiques ont rendu les hommes plus indépendants, le climat conserve un rôle non négligeable dans l’évolution des sociétés.

RESUME

Comment le climat a-t-il évolué ? Peut-on établir un lien entre cette évolution et le développement des civilisations humaines ? Pourquoi certaines régions ont-elles connu un essor économique tandis que d’autres sont restées à l’écart du développement ? Vincent Boqueho présente dans cet ouvrage une intéressante analyse de l’impact du climat sur l’histoire humaine.
Il démontre que l’apparition des foyers de civilisation coïncide avec une notion essentielle : l’existence d’un fort stress climatique, qui tend à développer la culture d’innovation. Sans nier que l’industrialisation et les progrès agronomiques aient rendu l’homme moins dépendant du climat, l’auteur soutient que le climat reste toujours aujourd’hui un facteur explicatif essentiel.

TABLE DES MATIERES

De la préhistoire à l’histoire.
Les foyers d’innovation.
Le rôle du climat à l’époque historique.
Et demain?

CONSULTEZ L’EXTRAIT DU LIVRE

Veuillez cliquer ici.

ENTRETIEN AVEC L’AUTEUR

Vous vous interrogez sur les causes du rayonnement de telle ou telle civilisation ? Vous voulez comprendre pourquoi l’Europe a conquis l’Amérique et pas l’inverse ? Les civilisations à l’épreuve du climat (Dunod, 2012) de Vincent Boquého répond de façon argumentée à ces questions, en mettant en avant le rôle du climat. Il s’adresse à tous les amateurs d’histoire ou de géographie, ainsi qu’à tous ceux qui veulent comprendre la répartition actuelle et passée des civilisations dans le monde.

- Comment avez-vous mené cette analyse sur l’incidence du climat sur le développement des civilisations ?
Ce projet est parti d’un constat : d’une part, le passage de la Préhistoire à l’histoire a été permis grâce au réchauffement postglaciaire. D’autre part, le développement des civilisations historiques a été basé sur la pratique intensive de l’agriculture. Il m’est donc apparu que le facteur climatique devait avoir joué un grand rôle pour expliquer l’essor inégal des différentes régions du monde à l’époque historique. J’ai alors dressé une carte des civilisations du monde étant apparues de façon autonome, afin de vérifier si un dénominateur commun d’origine climatique pouvait les relier. Certaines se trouvent dans des régions sèches, d’autres dans des régions humides. Certaines sont dans des contrées froides, d’autres dans des contrées chaudes. Cependant, un détail m’a frappé : tous ces foyers de civilisation furent caractérisés par une très forte variabilité annuelle de précipitations. C’est ce qui m’a amené à mettre en évidence la notion essentielle de « stress climatique », qui pousse aux innovations matérielles. Sur une carte, l’adéquation entre le développement des premières civilisations et l’existence d’un fort stress environnemental est remarquable. Par la suite, j’ai pu constater que la « culture d’innovation » acquise se transmettait de proche en proche, permettant à de nouvelles civilisations, au contact des précédentes, d’émerger. Là encore, il m’est apparu que le climat avait joué un grand rôle dans cette diffusion sélective : elle s’est faite prioritairement dans les régions climatiquement similaires au foyer originel (chaud et sec pour les civilisations du blé, chaud et humide pour les civilisations du riz, etc.)

La suite de l’entretien sur le site des éditions DUNOD

L’AUTEUR

Ingénieur Supaero de formation, docteur en astrophysique, Vincent Boqueho est agrégé de sciences physiques et enseigne en classes préparatoires au lycée Les Eucalyptus à Nice. Il est auteur de Toute la physique sur un timbre poste (2010) et de La vie, ailleurs? (2011)

Parution : 4 avril 2012
Nb. de pages : 192 p.
ISBN : 978-2100575688
Prix : 18 €

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LE LABYRINTHE DES PYRAMIDES

Philippe Flandrin & Patrick Chapuis
Actes Sud Editions

le-labyrinthe-des-pyramidesSuperbes photographies ! Reconstitutions plus qu’intéressantes. L’on sort du simple descriptif pour entrer dans l’imagination.

PRESENTATION

Au IIIe millénaire, une avancée technologique majeure, le passage de l’architecture en brique à l’architecture en pierre de taille, et l’unification du pays sous l’égide de la double monarchie de Haute et de Basse-Egypte créent les conditions d’une révolution culturelle, sociale et politique, dont le symbole et l’expression sont les pyramides de l’Ancien Empire. L’Egypte bâtit alors la civilisation qu’elle léguera au monde. Ambition d’un peuple et de son souverain, véritable absolu de la création, la pyramide – tombeau royal – est un grand atelier où s’épanouissent à la fois les arts et les sciences, et dont les réussites permettent une constante évolution des formes et des conceptions. Quatre siècles durant, les pyramides ne cessent d’évoluer : conçues « à degrés » par Djoser et ses successeurs de la IIIe dynastie, elles sont à « face lisse » à partir du règne de Snefrou. Gigantesques sous Kheops et Khephren, ramenées à l’échelle humaine sous Mykérinos, elles abritent, à la fin de l’Ancien Empire, les Textes des Pyramides, le plus ancien corpus sacré de l’histoire de l’humanité. Quarante-cinq siècles après leur construction, les pyramides irritent la curiosité des savants de l’Expédition d’Egypte, au point de les conduire à fonder une science, l’égyptologie. Elles sont ainsi redevenues le grand atelier où, à force de recherches, elles livrent, désormais, leurs mystères au monde. Elles sont enfin un jardin secret dont les portes se referment à l’ère du tourisme de masse et de la défense du patrimoine. C’est dans ce monde souterrain que nous sommes entrés avec Jean-Philippe Lauer, son gardien, il y a vingt-cinq ans. Sur ses murs il était écrit : « Non, ce n’est pas mort que tu es entré ici, c’est vivant que tu t’en es allé ! ».

Une iconographie exceptionnelle

De 1987 à 2009, Philippe Flandrin et Patrick Chapuis ont suivi les travaux et les découvertes des plus grands égyptologues, tels Jean Leclant, Jean-Philippe Lauer et Audran Labrousse, travaillant sur les sites des pyramides d’Egypte. Les auteurs ont effectué neuf campagnes.
Ils ont rassemblé une documentation totalement inédite sur les extérieurs, le mobilier et l’environnement, mais surtout sur les souterrains et l’agencement intérieur de l’ensemble des pyramides de l’Ancien Empire : à Giza, Abousir, Saqqarah et Dahchour, au musée du Caire et au musée Imhotep.

Emission sur France-Info du Jeudi 29 Décembre 2011


LES AUTEURS

Philippe Flandrin, docteur en science politique, est journaliste et écrivain, formé au Centre iconographique de l’Univers des formes, sous la direction d’André Malraux et d’André Parrot. Il a effectué de nombreux reportages sur l’Egypte antique, publiés par Match, Figaro Magazine, GEO, National Geographic France, etc. Il a écrit Saqqarah une vie. Entretiens avec Jean-Philippe Lauer (Rivages 1988-1989-1992) et Le Roman vrai des pyramides (Rocher 2000).

Patrick Chapuis, diplômé des Arts décoratifs de Paris, est photojournaliste. Photographe officiel du musée du Louvre et de la mission française du Bubasteion à Saqqarah, il a réalisé de nombreux reportages sur l’Egypte antique, également publiés dans la presse nationale. Il est le photographe des Tombeaux retrouvés de Saqqarah avec Alain Zivie (Le Rocher 2003).

Parution : 16 novembre 2011
Nb. de pages : 220 p.
180 illustrations quadri
ouvrage cartonné
ISBN : 978-2330001254
Prix : 42.6 €

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